Roseman Robinot : quand l'art libère la mémoire
Un vernissage est organisé le 5 décembre à 19h.
L'exposition " La mémoire de l'eau" se déroulera du 5 au 13 décembre à l'atelier Robinot situé à Remire-Montjoly.
Pour cette exposition, Roseman Robinot, artiste plasticienne guyanaise, s'est inspirée d'une scène d'un film de Stéphane Floricien dans lequel elle a joué. "Le film consacre sa dernière scène à la plage du Zéphyr, à marée montante, moment où les roches disparaissent sous l'eau, entravant la visibilité des polissoirs amérindiens, comme pour effacer cette mémoire."
De cette vision naît en elle une certaine mélancolie. " Chaque fois que je me retrouve au bord de la mer, en Guyane ou aux Antilles, lorsque je regarde l'horizon ou l'échouage des vagues, je pense à l'arrivée des déportés africains sur ces terres inconnues, destinés à l'esclavage. J'y devine leur effroi. "
Elle puise son inspiration dans cette mémoire oubliée et cherche à la retranscrire à travers son art.
Faire revivre la mémoire
Pour cette exposition, elle présente 20 œuvres de grand format, réalisées en série entre 1996 et 2019, intitulées : Empreinte, Légendaire aquatique, Dans les terres noyées de Kaw, Les courbes, Marques et Marquages ou encore Mémoire d'ébène.
Réalisées à partir de plusieurs techniques sur toile, gravure numérique, gravure monotype, ces œuvres composent un univers qui témoigne de son "engagement à réinventer le lien au territoire, à réparer la mémoire des héritiers de l'histoire coloniale et à se libérer du traumatisme laissé par ce crime."
À l'occasion de cette exposition, un vernissage est organisé le 5 décembre à 19h.

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