Mika, Rémy Aubert, Joël Zorobabel, Éric Bonheur, Éric Valerius, Emmanuel Coulange Gilbert Binta, Benjamin Sall, Clément Beguet et Axel Baert composent le groupe Alasouga (AV)
Depuis samedi dernier, un nouveau groupe fait danser les carnavaliers. Et même s'il joue le samedi soir, Alasouga n'anime pas de dancing, mais propose un show à visage découvert au Café de la gare de 21 heures à minuit.
Au chant, Mika, Rémy Aubert et Joël Zoro-babel. À la guitare, Éric Bonheur, à la batterie Éric Valerius, au piano Emmanuel Coulange, à la basse Gilbert Binta, au trombone Benjamin Sall, à la trompette Clément Beguet et au saxophone Axel Baert.
Voilà la recette d'Alasouga, le nouveau groupe porté par Rémy Aubert. À l'image de la galette kali'na dont il porte le nom, Alasouga veut être la petite chwitess du carnaval. « Le groupe est né d'une volonté farouche de Mika et moi, indique Rémy Aubert. Nous voyions beaucoup de gens en soirée qui nous reprochaient de ne pas proposer d'alternative aux dancings. Cette année, nous avons franchi le pas, même si c'était un peu risqué. » Suivant sa « philosophie du partage » , le groupe invitera plusieurs autres musiciens et interprètes à les rejoindre sur scène. Ce soir, c'est au tour d'Ann'Klod Daniel.
Samedi dernier, pour la première, un public déjà converti s'était déplacé. Ambiance carnaval, forcément, et esprit convivial. Malgré quelques petits ratés au niveau des paroles des chansons. « Forcément, il y a des ratés, reconnaît Rémy Aubert. C'était la première. Nous n'avons fait qu'un mois de répétitions et certains n'avaient jamais joué ce type de musique. Nous avons par exemple trouvé une section de cuivre originale et qui n'a pas l'habitude de musique de carnaval. » Les autres, eux, ont déjà eu l'occasion de jouer ensemble. Tous sont des habitués du Café de la gare. « Lorsque nous avons proposé le concept, le patron n'a pas hésité et nous a tout de suite fait confiance. »
Dans la salle de l'avenue Léopold-Héder, à Cayenne, le groupe fait la part belle aux chansons qui font vibrer les dancings. On y retrouve donc des reprises des Mécènes et des Blue Star. Mais Alasouga ne veut pas s'affubler de l'étiquette « musique de carnaval » . « On fait de la musique traditionnelle, avec même quelques boléros, indique Rémy Aubert. Samedi (dernier), les gens étaient super-contents, ça s'est terminé en vidé. »
Même s'il est né juste avant le carnaval, Alasouga est amené survivre à Vaval. En effet, le groupe devrait accompagner, à l'avenir, le duo Mikaké-rémy, qui prépare son deuxième album pour l'année prochaine.
(AV)
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