Après plusieurs années d'absence, Roméo Leter renoue avec le zouk
Après plusieurs morceaux consacrés à la musique carnavalesque, Roméo Leter signe son grand retour au zouk. L'artiste renoue avec ses premières amours musicales en dévoilant " Sans espoir "
Vous signez votre retour dans le zouk après plusieurs années d'absence. Pourquoi maintenant ?
Cela fait plus de dix ans que j'avais arrêté le zouk pour me consacrer principalement à la musique carnavalesque. Il y avait une forte demande dans ce domaine et je m'y suis pleinement investi. Puis, il y a eu un déclic lors de la Nuit Blanche à Kourou. J'y ai interprété deux de mes titres phares, Pran Plézi et La Scène. L'accueil du public a été incroyable. Il y avait une véritable émotion et, à ce moment-là, je me suis dit qu'il fallait que je revienne au zouk. Une semaine plus tard, je composais un nouveau titre.
Comment est née cette nouvelle chanson ?
Quand j'ai terminé la programmation musicale, j'ai d'abord imaginé trois histoires différentes. J'ai développé un premier thème, mais il ne me plaisait pas. J'ai tout repris et, finalement, je me suis rendu compte que cette chanson racontait mon histoire, de A à Z. Au final, l'écriture s'est faite assez naturellement. Le clip a suivi le même cheminement.
Quelle est l'histoire racontée dans ce morceau ?
Je me suis inspiré d'un ami qui, après plusieurs années de vie commune, a vu sa femme partir. En regardant un film, j'ai retrouvé cette même histoire à l'écran. C'est là que je me suis dit : " Voilà le thème que je vais développer. "
Ce retour au zouk est-il ponctuel ou annonce-t-il d'autres projets ?
Il y aura d'autres titres, toujours dans le zouk. Aujourd'hui, je m'applique davantage sur ce style. Le carnaval, c'est plus festif, plus spontané. Le zouk demande un travail plus poussé. Il faut respecter ses codes, soigner les arrangements et l'interprétation. La grande différence se situe surtout dans la musique et le rythme.
Quels sont les premiers retours du public ?
Ils sont très encourageants. Pendant l'enregistrement, j'avais partagé des extraits instrumentaux dans mes statuts, sans les paroles, et beaucoup de personnes m'ont contacté. Lorsque le titre est finalement sorti, j'ai compris que le public répondait présent.
Vous souhaitez désormais vous consacrer uniquement au zouk ?
Je reste ouvert à tout. Si demain on me proposait de chanter du gospel et que je me sentais à l'aise avec ce registre, pourquoi pas ? Tant que cela me correspond. En parallèle, je continue bien sûr à programmer de la musique carnavalesque. Ce qui me dérange parfois, c'est que le public me connaît essentiellement à travers mes chansons de carnaval, alors que j'ai aussi cette identité dans le zouk.
Quelles sont vos influences musicales ?
Je suis de la génération 76. J'ai grandi avec le zouk de Ridy Boula, puis celui de Richard Birman, un artiste qui a marqué toute une génération avec un style que tout le monde appréciait. C'est dans cette lignée que je me suis construit. J'y ai apporté mon empreinte personnelle, tout en intégrant des sonorités plus modernes. Mais je reste profondément attaché au zouk love.
Le zouk a-t-il beaucoup évolué selon vous ?
Énormément. Les jeunes de ma génération savent danser le zouk love que nous avons connu avec des artistes comme Princess Lover ou Leila Chicot. Aujourd'hui, les nouvelles générations sont davantage tournées vers le zouk-kompa ou d'autres influences. Le style a changé, mais le zouk love garde une place particulière.
Vous êtes aujourd'hui très autonome dans votre travail...
Oui. Je savais exactement ce que je voulais, alors j'ai décidé d'apprendre. J'ai acheté mon propre matériel. Chaque fois que j'allais en studio, j'observais, je posais des questions et je me suis formé seul. Aujourd'hui, je suis capable de programmer mes morceaux. La seule étape que je confie encore, c'est le mixage.
Vous utilisez aussi les nouvelles technologies, comme l'IA ?
Oui. Pour les prises de voix, les guitares ou les arrangements, je travaille de manière classique, mais j'utilise aussi l'intelligence artificielle pour me faire une idée des harmonies lorsque je prépare les chœurs. Ensuite, de vrais choristes enregistrent les voix définitives.
Peut-on vous retrouver prochainement sur scène ?
Oui. Je ne parle pas encore de grand concert, mais je serai bien en live. D'ailleurs, je chante dès la semaine prochaine à Saint-Laurent.
Où peut-on écouter votre nouveau titre ?
Le morceau est disponible sur toutes les plateformes de streaming et le clip sera dévoilé dans les prochains jours.

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