La Nuit des Pupitres : l'auteure Lyne-Marie Stanley à l'honneur
La Nuit des pupitres se tient samedi 29 août à 20 heures, à la bibliothèque Franconie
Une quinzaine d'élèves se sont donné rendez-vous mardi 25 août au Conservatoire de musique, danse et théâtre de Guyane pour une journée d'initiation à la lecture à voix haute aux côtés d'Emmelyne Octavie, dramaturge, comédienne et auteure.
Si, cette fois, l'atelier se déroule à Cayenne, Emmelyne Octavie sillonne depuis plusieurs jours les communes de Guyane pour transmettre les techniques de la lecture à voix haute. De Sinnamary à Rémire-Montjoly, en passant par Maripasoula et Cayenne, elle propose ces ateliers dans le cadre de la Nuit des pupitres. De 9 heures à 15 heures, les participants enchaînent les exercices.
Tout le corps entre en scène
" C'est une série de stages qui s'adresse à tout le monde. L'occasion de revoir les techniques de lecture à voix haute ", explique Emmelyne Octavie "Pour cela, je mets ma casquette de comédienne et d'auteure afin de donner des outils qui permettent à chacun de vaincre le stress, d'affronter le public, de gérer sa respiration... "
La journée commence par des exercices physiques. Car contrairement à ce que l'on pourrait penser, la lecture à voix haute ne repose pas uniquement sur la voix. " En réalité, c'est tout le corps qui est sollicité ", précise la dramaturge.
Face à elle, un groupe composé de participants d'âges différents, mais tous attentifs et concentrés.
Les exercices s'enchaînent progressivement. Après la mise en mouvement du corps et le travail de la respiration, place aux phrases et aux virelangues, qui mettent parfois les participants à rude épreuve.
Même les plus courtes formules nécessitent plusieurs tentatives avant d'être parfaitement maîtrisées. " Panier, piano " devient un véritable exercice de diction, répété parfois cinq ou six fois.
Lire Lyne-Marie Stanley à voix haute
Pour cette nouvelle édition de la Nuit des pupitres, Emmelyne Octavie choisit de mettre à l'honneur les textes de l'auteure guyanaise Lyne-Marie Stanley.
Quelques lignes suffisent à capter l'attention des participants, tout en ajoutant une difficulté supplémentaire pour les lecteurs les plus aguerris.
" Je me retrouve souvent avec des participants qui reviennent d'une année à l'autre. Il faut donc déplacer les attentes de chacun. Et cette année, c'est une première avec la lecture en créole. Je me suis rendu compte que c'était difficile ", confie la dramaturge.
Une difficulté qui devient aussi l'un des intérêts de l'exercice : travailler la musicalité, le rythme et la prononciation d'un texte dans une langue qui ne se lit pas comme le français.
Sortir de sa zone de confort
Pour Saraissa, étudiante en théâtre venue passer ses vacances sur sa terre natale :
" Ses cours sont très enrichissants de par tout ce que l'on apprend. Mais le fait de recevoir tout cela d'Emmelyne Octavie, qui est reconnue pour ses écrits, c'est vraiment intéressant ", témoigne-t-elle.
Du côté des plus jeunes, la timidité laisse progressivement place à davantage d'assurance. Pour Stassy, l'atelier représente surtout une occasion de repousser ses limites : " Ça permet de sortir de sa zone de confort et d'affronter ses peurs. "
La Nuit des pupitres se tient samedi 29 août à 20 heures, à la bibliothèque Franconie.
Lyne-Marie Stanley,la littérature de la terre guyanaise
Lyne-Marie Stanley est une romancière qui s'inscrit dans le paysage de la littérature guyanaise depuis la publication de son premier roman, La Saison des abattis, en 1996. .
À travers ce récit ancré dans la société traditionnelle guyanaise, l'auteure explore les thèmes de l'amour et de la condition féminine.
Portée par son amour de la Guyane, elle façonne des œuvres empreintes d'un créole familier, celui que connaissent nos " gangan ", et d'un profond attachement aux traditions et à la culture du territoire.

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