"Nous connaissons une rupture plus nette entre les catégories sociales"
Cette année, on a vu une scission dans le carnaval entre les bals paré-masqué occupés par les adultes et les défilés de rue pris d'assaut par les jeunes. Réalisez-vous le même constat ?
Oui. C'est un changement en cours depuis plusieurs années. Il y a une multiplicité des bals pas forcément masqués où il faut payer sa place. Il y a donc une sélection à l'entrée qui exclut une partie de la population : les plus jeunes hors de la vie active et ceux qui ont des postes moins bien rémunérés. Le carnaval est un reflet de la société. On y voit donc une élite, une petite bourgeoisie, qui se constitue en Guyane...

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