Les États-Unis classent le port de Paramaribo sur liste noire
La Garde côtière a déterminé que le Suriname n’avait pas de mesures antiterroristes efficaces dans ses ports. Elle imposera des conditions d’entrée aux navires en provenance du Suriname.
L’administration des gardes-côtes US imposera des conditions d’entrée particulières aux navires en provenance de la République du Suriname. Des obligations qui visent à protéger les États-Unis contre les navires arrivant de ports étrangers ou de lieux jugés dépourvus de mesures antiterroristes efficaces. « Le présent avis entre en vigueur le 17 septembre 2025 », annonce le représentant des gardes-côtes US.
La loi sur la sécurité du transport maritime des États-Unis permet à la Garde côtière d'imposer des conditions d’entrée aux navires arrivant dans les eaux américaines depuis des ports étrangers.
La liste actuelle des pays évalués et ne maintenant pas de mesures antiterroristes efficaces est la suivante : Cambodge, Cameroun, Comores, Cuba, Corée du Nord, Guinée équatoriale, Gambie, Guinée-Bissau, Iran, Irak, Libye, Madagascar, Nauru, Nigeria, Sao Tomé, Seychelles, Soudan, Suriname, Syrie, Timor-Leste, Venezuela et Yémen.
En entrant sur cette liste, le Suriname rejoint donc deux autres pays de la zone Caraïbes : Cuba et le Venezuela.
Cette mesure pourrait avoir des conséquences importantes sur le commerce international et la logistique du Suriname, en particulier pour les navires qui transportent des marchandises via les États-Unis ou y transbordent. Cette décision peut aussi avoir valeur de signal adressé au gouvernement surinamais pour renforcer sa sécurité portuaire et sa politique antiterroriste.
Deux points importants sont à souligner : l’implication dans le développement du secteur pétrolier naissant. La logistique industrielle qui entoure le pétrole est potentiellement liée à des marchandises issues ou transitant par le territoire US. Cette mesure n’affecte pas les flux dans ce sens, mais les voyages retour vers les États-Unis pourraient devenir plus compliqués.
Un message politique est ensuite à décrypter, au moment où une armada américaine stationne à proximité des eaux du Venezuela. Les États-Unis viennent de classer le narcotrafic comme activité terroriste. Faut-il lire dans l’expression « mesures insuffisantes contre le terrorisme » un manque d’implication contre le narcotrafic ?
L’évolution de la position des États-Unis sur ce sujet est significative. En ces termes, elle suivrait la logique exposée lors de la venue du secrétaire d’État Marc Rubio en début d’année au Suriname. Il avait évoqué l’installation d’un bureau de la DEA. Le cas échéant, il est probable que les opérations du port de Paramaribo deviennent une priorité.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters