Célébration de fin du Ramadan au Suriname
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Célébration de fin du Ramadan au Suriname

Eric GERNEZ, à Parimaribo

La grande mosquée de Paramaribo est un lieu de culte musulman Ahmadi de Paramaribo au Suriname. Elle a été construite en 1984, sur les lieux d’une précédente mosquée, viellissante. © EG

Présents, les représentants des cultes, hindu, catholique et juif. © EG

Début de la cérémonie avec la prière. Les hommes sont séparés des femmes. © EG

L'imam qui prononce le sermon, appelé khatib. © EG

Dans l’islam Ahmadi, les femmes sont invitées à assister à la prière, elles doivent cependant être couverte et dans un groupe séparé des hommes. © EG

Dans l’islam Ahmadi, les femmes sont invitées à assister à la prière, elles doivent cependant être couverte et dans un groupe séparé des hommes. © EG

Autre sermon prononcé par un autre religieux. © EG

Des jeunes fidèles interprètent un chant religieux. © EG

Des jeunes fidèles interprètent un chant religieux. © EG

Un père et son fils. © EG

Un repas est partagé par la communauté, à l’issue de la cérémonie © EG

Un repas est partagé par la communauté, à l’issue de la cérémonie © EG

Jeune femme, aux mains élégamment tatouées au henné, dans la pure tradition. © EG

Keizerstraat, à Paramaribo, la célèbre cohabitation entre mosquée et synagogue. © EG

Ce vendredi, on célébrait « Eid Moubarak », qui signe la fin de la période de jeûne et de recueillement du Ramadan. Un tiers de la population du pays est de confession musulmane

Dès l’aurore, l’ensemble des nombreuses mosquées de Paramaribo faisaient résonner, avec force haut-parleurs, les appels à la prière, combinés à de longs chants de chorales retransmis en direct. 

Message de paix et de tolérance

Le rendez-vous avait été pris ce matin à huit heures avec l’imam de la mosquée de Keizerstraat, la plus ancienne de la ville. Elle est célèbre, car souvent prise en photo aux côtés de sa voisine, la synagogue. Par leur proximité, les deux édifices de ces religions, souvent présentées comme opposées, sont, au Suriname, un symbole de paix et de tolérance.

Interrogé sur cette cohabitation pacifique des religions au Suriname, notre hôte, le Dr Robbert Bippat, nous résumait le message de manière très concise : « C’est parce qu’au Suriname, chacun est libre de s’exprimer ». Nous le constaterons au cours de la cérémonie religieuse, honorée par la présence des représentants des cultes hindou, catholique et juif.

Ahmadi, une spécificité du Suriname

Les musulmans du Suriname représentent 30 à 40 % de la population. Ils sont représentés par deux interprétations du Coran : le courant sunnite, l’un des plus connus à travers le monde, et les Ahmadis, notamment présents au Suriname.

Leur présence est liée à l’histoire de l’immigration post-esclavagiste qui a fourni les plantations en main-d’œuvre originaire de l’Inde. Cette interprétation de l’islam est originaire d’Inde, où Mirza Ghulam Ahmad, désigné prophète, l’a fondée en 1889 à Qadian (Inde).

La branche Ahmadi du Suriname relève de la doctrine Ahmadi dite de Lahore. On observe la même répartition entre sunnites et Ahmadis au Guyana et à Trinidad.

Pour toute la communauté musulmane, l’aumône, la charité et l’échange de vœux « Eid Moubarak » sont au cœur de la fête islamique. À la sortie de la cérémonie religieuse, on pouvait observer cette coutume mise en pratique, alors que des familles parmi les plus démunies de la ville attendaient devant la mosquée pour recueillir une aumône ou quelque plat de nourriture.

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