Vide dressing collectif : le Vinted made in Guyane
Grâce à un système de boutiques relais, Anaïs Salibur propose une alternative locale pour acheter ou vendre des vêtements de seconde main
Sa formation ne la destinait pas à ce parcours. Ingénieure chimiste, Anaïs Salibur est la fondatrice du Vide Dressing Collectif, la première plateforme de vêtements de seconde main en Guyane.
Lorsqu'elle était étudiante dans l'Hexagone, la Guyanaise aimait chiner dans les fripes et acheter des vêtements sur les plateformes de seconde main comme le bien connu Vinted. "Je trouvais des super articles, et en même temps c'était bénéfique pour la planète, et pour mon porte-monnaie", retrace Anaïs.
Lors de son retour en Guyane, ces alternatives pour une mode éco-responsable lui manquent. Elle ne trouve pas son bonheur sur Blada ou Le Bon Coin qui ne sont pas destinés uniquement à la mode. Anaïs organise alors des vide-dressing chez elle avec ses copines, qui gagnent rapidement en popularité.
Une plateforme inédite
La Guyanaise est contactée en novembre 2024 par le Break Club pour chapeauter l'organisation d'un vide-dressing public. Le succès est au rendez-vous, plus de 25 vendeuses répondent à l'appel. Anaïs réitère l'expérience : la sixième édition est organisée samedi 7 février de 10 à 17h, toujours au Break Club, à Rémire-Montjoly.
Anaïs ne s'arrête pas en si bon chemin et crée la première plateforme de vêtements de seconde main en Guyane : Vide Dressing Collectif (videdressingcollectif.com). "C'est tout simplement une plateforme pour vendre et acheter ses vêtements entre particuliers, sans colis, sans frais cachés", insiste la fondatrice qui tenait à avoir une initiative locale.
Boutiques relais
Pour éviter les délais de La Poste, Anaïs imagine un système de boutiques relais. Pour le moment, il y en a deux : IP Store à Family Plaza et My Store à Hyper U. Après avoir sélectionné l'article en ligne, l'acheteur se rend dans la boutique et décide à ce moment-là de prendre ou pas le vêtement.
Si l'acheteur ne repart pas avec le vêtement, le vendeur peut venir le récupérer. Il peut également décider de le laisser à la boutique. Dans ce cas-là, l'article est donné à une association. Anaïs collabore notamment avec Yana Solidarity et le Secours catholique de Guyane : lors des vide-dressing collectifs, une collecte de vêtements à leur destination est planifiée.
En trois mois d'existence, la plateforme regroupe déjà plus de 1000 inscrits. Anaïs a reçu des demandes pour que son dispositif couvre tout le territoire: "L'objectif, c'est d'avoir une boutique relais par commune." La Guyanaise rêve grand et réfléchit à exporter son concept dans les Antilles.

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