La chronique de Minos : les vérités d'un boyau
Retrouvez la chronique hebdomadaire de Minos dans France-Guyane !
Dans un entretien accordé à France-Guyane, Patrice De Nays Candau, double vainqueur du Tour de Guyane, dresse un constat sans détour sur la compétitivité du cyclisme guyanais. Un propos lucide et tranchant, centré sur la mentalité du peloton, qu'il estime inadaptée à la performance de haut niveau. Difficile de ne pas lui donner raison. Une culture locale semble s'être installée, freinant les ambitions. Des clubs jusqu'aux coureurs, nombreux sont ceux qui évitent les courses avec dénivelé, préférant les parcours plats. Cette tendance dure depuis des saisons. Pourtant, il est illusoire de s'entraîner uniquement sur la Matourienne et espérer porter le maillot jaune au Tour de Guyane.
Si la topographie du territoire invite au plat, elle ne peut être une excuse. Peut-on réellement viser des victoires face à des invités venus avec un tout autre volume de travail ? Un changement de mentalité est nécessaire : plus d'intensité, plus de rigueur, plus de dénivelé.
Les clubs privilégient des circuits adaptés à leurs propres objectifs. L'Est guyanais reste sous-exploité, les pelotons faméliques. Des pistes existent pourtant. Pourquoi ne pas obliger tout club organisant deux courses par saison à en prévoir une vers l'Est ?
Le matériel est souvent haut de gamme, les parcours réguliers. Mais tout cela reste souvent cantonné au sempiternel aller-retour sur le Galion ou à la boucle du bac.
Cette pratique n'a rien d'incompatible avec le sport de haut niveau. Mais les véritables compétiteurs, eux, ne s'aventurent que rarement sur la route de l'Est. De Nays Candau l'affirme : en l'état, il ne croit pas à une victoire locale sur le Tour de Guyane 2025.
Peut-on lui donner tort ? On espère que les jambes parleront autrement. Pour un retour triomphal aux Palmistes.

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