Les fêtes loin du « péyi » : comment les Ultramarins réinventent la fin d'année
Chaque fin d'année, les ultramarins vivant ou étudiant en hexagone affrontent le même dilemme : rentrer au pays pour célébrer Noël en famille ou renoncer, faute de moyens. Entre prix prohibitifs des billets d'avion, solitude des jeunes déracinés et mobilisation associative, ils réinventent pourtant des fêtes chaleureuses, faites de traditions et de résilience.
Ils sont près de 40 000 étudiants ultramarins engagés dans un cursus en métropole chaque année, parmi lesquels des milliers de néobacheliers fraîchement arrivés. À cette jeunesse s'ajoutent les actifs, les familles installées depuis longtemps dans l'Hexagone : une véritable diaspora antillo-guyanaise, réunionnaise, mahoraise, polynésienne et calédonienne, qui forme aujourd'hui l'un des tissus culturels les plus vivants du pays. Et pourtant, dès que novembre pointe son nez, une inquiétude familière refait surface : pourra-t-on rentrer au pays cette année ? La plupart connaissent déjà la réponse.
Rentrer pour les fêtes représente un marathon logistique, financier et mental. Les deux semaines de congés ne suffisent pas à compenser les 8 à 11 heures de vol, les décalages horaires et surtout, la dépense colossale que représente un aller-retour en haute saison. Pour beaucoup, le retour familial est essentiel dans une culture où les fêtes de fin d'année sont synonymes de liens, de traditions chrétiennes, de partage. Mais ce retour au « péyi » est devenu un luxe inaccessible.
Dans cette impasse, certains font le choix d'utiliser l'aide annuelle de la LADOM, offrant un billet subventionné. Mais l'aide est limitée, parfois insuffisante, et souvent utilisée pour l'été, période plus longue et propice au ressourcement....

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