Lawryann Sleman (4e en partant de la gauche au dernier rang) et les autres volontaires de Guyane Base avancée posent en compagnie de Fuleco, le tatou mascotte du Mondial (DR)
Du 6 au 27 juin, 25 jeunes volontaires guyanais se trouvaient à Manaus pour seconder l'organisation du Mondial. Pendant les trois semaines du séjour, Lawryann Sleman et les autres bénévoles ont vécu la fièvre du football depuis les coulisses de l'Arena da Amazônia, sur les berges du fleuve Amazone.
Minuit à Rochambeau. Le vol ne décolle que dans trois heures. Le groupe en profite pour lier connaissance. Sur les vingt-cinq bénévoles, quinze sont étudiants à l'IUT de Kourou, dix sont membres de la Mission locale. Tous n'ont qu'une hâte : y être. À l'arrivée à Manaus, Lawryann et les autres volontaires sont pris en charge par la Fifa. Des badges leur sont remis, ainsi que les tenues bleu et jaune des bénévoles. Pour cette édition, la Fifa a reçu 12 500 demandes d'inscription au programme de volontariat, venant de 102 pays. Lawryann mesure sa chance.
TRAVAUX DE DERNIÈRE MINUTE
En découvrant l'Arena da Amazônia, le stade de Manaus, les volontaires tombent de haut. Les infrastructures sont impressionnantes... mais les travaux sont toujours en cours. La première rencontre est prévue huit jours plus tard. Et si le stade n'était pas terminé à temps ? Lawryann préfère ne pas y penser.
Après une nuit de voyage et une première journée bien remplie, les volontaires gagnent finalement l'hôtel Taj Mahal, entièrement payé par le comité Guyane Base avancée (voir notre édition du 5 juin).
LE TAPIS ROUGE
Avant et pendant les rencontres, Lawryann est assignée à l'accueil des VIP à l'Arena da Amazônia. Le 14 juin, l'Angleterre affronte l'Italie pour un match de poule. Le gouverneur de l'État d'Amazonas a fait le déplacement. Le maire de Manaus, des stars locales, quelques diplomates italiens et anglais aussi. Lawryann accompagne les différentes personnalités jusqu'à leurs places, prend parfois une photo avec un gouverneur, avec un chanteur, au hasard, et demande le nom après.
Entre les matchs, les volontaires en profitent pour visiter la ville, aller au théâtre, flâner dans les boutiques, dîner au restaurant. « Manaus n'a rien de particulièrement dépaysant pour un Guyanais, décrit Lawryann. Même forêt, mêmes fleuves. La ville est simplement plus grande. Et plus brésilienne. Pendant la Coupe du monde, la vie ne tourne qu'autour du football. »
PASSÉ TROP VITE
Le 25 juin, la rencontre Suisse-Honduras se solde par un 3-0. Le match est le dernier à se dérouler à Manaus. Le vol retour est prévu trois jours plus tard.
Lors d'une sortie sur le fleuve, en voyant les dauphins roses plonger autour du bateau, là où les eaux limoneuses du rio Solimões rencontrent les eaux noires du Rio Negro pour former l'Amazone, Lawryann se demande ce que, au juste, elle a pu faire pour mériter un tel voyage. Peut-être tout simplement être là au bon endroit, au bon moment.
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