Horreur sur une plage d'Équateur : Cinq têtes découvertes par des baigneurs
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Horreur sur une plage d'Équateur : Cinq têtes découvertes par des baigneurs

Carte Equateur
Carte Equateur • SHUTTERSTOCK

“ La découverte macabre de cinq têtes coupées sur le front de mer de Puerto López, ce dimanche, confirme la dérive terroriste de l'Équateur. Entre mise en scène sanglante et contrôle des routes de la cocaïne, le pays s'enfonce dans une violence sans précédent qui alerte désormais toute la région. ”

C'est une vision d'horreur qu'ont découverte des baigneurs sur la plage de Puerto López. Cinq têtes humaines, celles d'hommes âgés de 20 à 34 ans disparus quelques jours plus tôt, ont été exposées à la vue de tous. À leurs côtés, une pancarte sans ambiguïté menaçait de mort ceux qui volaient ou extorquaient les pêcheurs locaux. Cette méthode de terreur, importée des cartels mexicains, signe l'échec des politiques de sécurité dans un pays qui vient de vivre, en 2025, l'année la plus sanglante de son histoire avec plus de 9 000 homicides.

Un carrefour stratégique pour le narcotrafic

L'explication de cette barbarie est avant tout géographique. Situé entre la Colombie et le Pérou, les deux géants mondiaux de la cocaïne, l'Équateur est devenu le pivot central du transit vers les États-Unis et l'Europe. Les ports du Pacifique, comme celui de Puerto López, sont des points de départ vitaux pour les navires rapides et les aéronefs clandestins qui alimentent les marchés internationaux. Dans cette guerre pour le contrôle du littoral, le gang Los Choneros, récemment classé organisation terroriste par les États-Unis, est pointé du doigt. Malgré l'extradition de leur chef historique, Fito, vers les prisons américaines en juillet dernier, les factions rivales se déchirent pour reprendre la main sur le racket et le trafic.

Une menace pour la stabilité régionale

L'instabilité de l'Équateur n'est plus un problème local. Elle impacte l'ensemble de la logistique criminelle qui transite ensuite par les Antilles et la Caraïbe. En imposant un "droit de protection" aux commerces et aux pêcheurs, les gangs remplacent l'autorité de l'État par une loi du sang. Le massacre du 28 décembre dernier, où six personnes dont un enfant ont été abattues sur cette même plage, illustre cette absence totale de limites. Pour les experts, cette escalade montre que même derrière les barreaux ou à l'étranger, les chefs de gangs continuent de piloter une économie de la mort qui ne cesse de s'étendre.

Jacques Vilus

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