« Frantz Fanon parle au monde. Le pays qui l’a oublié, c’est la France »
Dans le cadre du centenaire de l’auteur et psychiatre martiniquais, le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, a modéré plusieurs colloques en Martinique. L’occasion pour ce journaliste, qui a grandi à Fort-de-France, de revenir à ses premières amours : les œuvres de Frantz Fanon.
Vous êtes parti de la Martinique en 1962, à l’âge de
10 ans, qu’avez-vous emporté de Frantz Fanon dans vos valises
?
Frantz Fanon dit à la fin de Peau noire, masque blanc : «Il ne
faut pas essayer de fixer l’homme, puisque son destin est d’être
lâché». Quand j’évoque la Martinique, je suis saisi d’une
émotion dont aucune séance de psychanalyse ne me débarrassera.
Mon père, ancien vice-recteur, est tombé totalement amoureux dans
ses fonctions de responsable de l’enseignement ici, de ce pays, de
ce peuple martiniquais....

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