Obsèques de Collin Serin : reconnaissance et considération communautaire pour Kokolino
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Obsèques de Collin Serin : reconnaissance et considération communautaire pour Kokolino

Alfred Jocksan, à Paris

Annick bien soutenue -Les funérailles de Collin Serin à L'église d'Oissery @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan (26)

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Djiken - Les funérailles de Collin Serin à l'église d'Oissery @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Les funérailles de Collin Serin à Oissery et Saint Pathous @ alfred Jocksan

Plusieurs centaines de personnes ont rendu un dernier hommage, ce mardi 6 février 2024, à leur soldat et militant guadeloupéen Collin Serin, dans l’église d’Oissery (77), un petit village dans la campagne de Seine-et-Marne nord, avant d’être porté en terre dans le cimetière de Saint-Pathus, où il vivait ces dernières années avec sa famille.

La petite église communale d’Oissery était pleine à craquer, trop petite pour le grand nombre de personnes venues soutenir la famille dans ce moment douloureux et accompagner le militant, l’orateur, le syndicaliste, l’ami dans son dernier voyage. Celui qui occupait une place importante dans leur vie. C’est la marque d’une grande reconnaissance et d’une belle considération pour l’homme qu’il était et sa famille qu’il laisse. Mais aussi du jamais vu dans ces villes pour un enterrement, une présence humaine aussi importante.

Des amis musiciens lui ont fait une haie d’honneur avec des tambours ka pour l’entrée et la sortie du cercueil. Un moment symbolique et plein d’émotion, lors duquel ils ont entonné des chants mortuaires en créole dans l’église et au cimetière.

Une photo de cet homme au grand cœur, Collin Serin, dit Kokolino, décédé dimanche 28 janvier à l’âge de 68 ans à Paris, placée dans la nef lisant un livre, l’une de ses passions, entourée de gerbes de fleurs faisant face au nombreux public, vêtu majoritairement de noir.

La cérémonie religieuse s’est déroulée simplement dans cette petite église d’Oissery ponctuée de témoignages, de chants et de prières. Sans personnalités de premier plan, seulement avec ses proches, le maire de la commune de Plessis-Belleville, Dominique Smaguine et ses adjoints, des présidents d’associations et des anonymes.

Son fils Djiken lui a rendu un hommage très touchant, montrant l’amour d’un fils pour son père parti trop vite. « Je suis fier de tout ce qu’il a fait. Quand je vois le nombre de personnes qui sont présentes pour lui. Je me rends compte que tout ce qu’il a accompli sur terre était grandiose. Tu me manques beaucoup, à maman également. Tu me manques papa, je t’aime ».

Annick et les enfants, assis au premier rang écoutaient religieusement les témoignages des uns et des autres, le cœur serré et les larmes aux yeux. Ainsi que les chansons des orateurs autour du cercueil, faisant vibrer les vitraux de l’édifice.

À la fin de la cérémonie et la sortie de l’église, les longs applaudissements ont ponctué le placement du cercueil dans la voiture funéraire avant de prendre la route du cimetière de sa ville d’adoption Saint-Pathus. Lieu de sa mise au tombeau.

Les musiciens qui l’ont côtoyé ont fait sonner le gwo ka et résonner le boulagyel, rendant la retrouvaille au cimetière joyeuse et festive, sa musique de Guadeloupe qu’il aimait tant. Son dernier voyage rythmé au son du ka, comme sa vie durant.

Toutes les personnes qui ont connu Collin Serin se souviendront longtemps de ces funérailles et sa famille de cette grande reconnaissance communautaire et de toute cette marque de considération pour leur « soldat » pour ce rassembleur, pour cet homme natif de Bois Rimbault à Baillif qui avait quatre vies et sept enfants.

Collin Serin a montré après sa mort la hauteur de ses actes.

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