Micro-trottoir : que retiendrez-vous de l'année 2024 ?
Nous sommes allés à votre rencontre pour recueillir les temps forts de votre année.
« Le plus beau moment de mon année, c'est le jour où mon fils est né », nous révèle Herbie, étudiant en BTS NDRC. « Je ne m'y attendais pas, il a maintenant 10 mois. Il me permet de voir les choses différemment, d'être plus responsable », confie-t-il.
Keyma, étudiante en école de commerce
« L'obtention de mon bac a été un moment mémorable. Après tant d'années, ça marque la fin d'une ère », explique Keyma, 18 ans. Mais aussi le début d'une autre, avec son départ pour les études : « Quitter ma famille n'a pas été facile. Heureusement, je suis de retour ici pour profiter des fêtes ! », ajoute-t-elle. La jeune femme retournera à Rouen dans une semaine : « C'est deux vies totalement différentes, mais ça me convient : je suis un peu plus réservée en Hexagone et je peux redevenir moi-même quand je reviens ici », dit-elle en riant.
Théo et Nelda, 19 ans
« Je suis venu rejoindre ma copine qui habite en Guyane », confie Théo, 19 ans, sourire aux lèvres. Le jeune homme réalise des vidéos de Parkour, dans lesquelles il tente de mettre les Outre-mer en avant. « C'est comme ça qu'on s'est rencontré. Je suis arrivé il y a une semaine, mais j'ai prévu de rester », glisse-t-il. L'année 2024 a également été riche pour Nelda, qui en plus de l'amour, a obtenu son bac.
Charly, retraité
« Il y a la sécheresse, le désenclavement, mais aussi le coût exorbitant du billet d'avion. Il devient inaccessible », souffle Charly, retraité. « On arrive à avoir des prix sur l'Hexagone, mais sur les Antilles c'est du vol, du racket pur et simple », s'agace-t-il. L'ex-professeur de physique explique ne pas pouvoir aller aux Antilles aussi souvent qu'il l'aimerait : « Je ne peux rendre visite à ma famille qu'une fois tous les deux ans. »
Monique, retraitée
« Ce qui m'a marquée cette année, c'est la sécheresse en Guyane », explique Monique, retraitée. Sa famille sur le haut-Maroni a subi les conséquences du manque d'eau fin 2024. « Avec le désenclavement, la sécheresse est le sujet sur lequel il faut avancer », ajoute-t-elle.
Schana, étudiante
« J'habite à Stoupan (Matoury), il y a eu énormément d'embouteillages à Matoury », se plaint Schana. « C'est dommage de ne pas nous avoir prévenus des travaux qui ont été faits à Remire ou près de Family Plaza. On est obligé de faire plus d'une heure et demie de voiture. Mon école est en plein centre de Cayenne, j'ai été obligée d'aller loger chez un de mes oncles qui habite à proximité », signale-t-elle.
Soraya, 11 ans
« La vie chère m'a marquée cette année », explique Soraya, 11 ans. « Il y a eu des manifestations aux Antilles, la Guyane ne s'est pas suffisamment mobilisée alors que tout coûte trop cher », indique-t-elle.
« J'ai donné naissance à mon petit garçon dans les toilettes de l'hôpital de Cayenne », souffle Marine, enseignante. Un événement aggravé par le fait que son accouchement a été déclenché. « Ça s'est bien passé, mais sans les infirmières et les sages-femmes », explique-t-elle. Marine a contacté l'hôpital : « Il y a des choses à améliorer, il faut faire attention aux demandes des femmes qui vont accoucher. Les futures mamans doivent s'écouter, dire et insister si elles pensent qu'elles ont besoin d'un examen médical ».
Oliveira Marcos, 23 ans, étudiant
« La réussite de ma deuxième année de licence a marqué mon année 2024 », indique Marcos Oliveira, étudiant en droit à l'université de Cayenne. « C'était une période difficile de ma vie. Les étudiants doivent trouver du travail à côté pour financer leurs études. Le fait d'avoir réussi m'a vraiment fait plaisir. J'espère pouvoir finir et enchaîner avec l'Hexagone, si Dieu le veut », explique-t-il.
Brice, 32 ans, chef de service neuropsychologue
« Les Jeux Olympiques ont été exceptionnels, avec le passage de la flamme dans les différentes villes de Guyane. L'image qui m'a marqué, c'est la flamme sur la pirogue, avec la tenue traditionnelle », confie Brice, 32 ans. Cet événement a inspiré le neuropsychologue qui s'est mis au sport : « J'en fais régulièrement, ça fait du bien physiquement et mentalement. J'ai fait mon premier semi-marathon en équipe, j'invite tout le monde à pratiquer une activité physique régulière », indique Brice, dont l'objectif à long terme est le Grand Raid de la Réunion.

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