« Que faut-il faire de plus pour être crédible ? »
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×
KOUROU

« Que faut-il faire de plus pour être crédible ? »

Propos recueillis par Philippe CHAUVIN
Les handballeuses du Geldar, lors de leur titre de Nationale 3, mi-juin (DR)
Les handballeuses du Geldar, lors de leur titre de Nationale 3, mi-juin (DR)

Malgré un second titre de Nationale 3 pour l'équipe féminine senior, la section handball du Geldar peine à réunir des partenaires financiers. Avant l'assemblée générale, mardi prochain, le président Jean-Gilles Assard fait le point.

On vous sent irrité. Pourquoi ?
C'est paradoxal. Je devrais être un président heureux. Notre équipe féminine vient de remporter son septième titre consécutif de champion régional ainsi que la Coupe de Guyane. Nous avons récidivé au plan national, en décrochant le titre de Nationale 3. En battant assez confortablement les filles de Lisieux (34-29), nous démontrons que notre titre de 2012 n'était pas le fait du hasard.
Où est le problème ?
Nous avons l'impression qu'auprès du public, cette performance, jamais atteinte par aucune autre équipe de sport collectif en Guyane, a été galvaudée. Elle n'a pas eu les répercussions qu'on aurait pu en attendre.
Que voulez-vous dire ?
Les partenaires ne sont pas suffisamment au rendez-vous. La municipalité de Kourou a joué le jeu, en nous payant le déplacement des joueuses dans l'Hexagone. Mais nous n'avons toujours pas bouclé le budget hébergement. Je me demande ce qu'il faut faire de plus pour être crédible aux yeux des sponsors et des autres collectivités locales. Je parle de l'équipe féminine mais notre club est aussi, au niveau des jeunes, l'association la plus pléthorique de Guyane. Les jeunes représentent 75% de nos 224 licenciés. Nous contribuons à l'éducation des enfants.
Quelles sont vos ambitions ?
Nous voulons continuer à servir d'exemple, aussi bien au niveau du sport de masse qu'au niveau des performances. Il nous faut renforcer notre encadrement et former ces cadres. Catherine Lafosse (entraîneur des championnes de France) ne sera pas éternellement disponible. Une catégorie qui obtient des résultats, c'est un groupe bien entraîné. Dans les autres départements d'Outre-mer, les clubs phares attirent les meilleures joueuses.
L'union fait la force. Les portes du club sont ouvertes au-delà de la seule ville de Kourou. Cela nous permettrait peut-être de lutter pour essayer de décrocher le titre en Nationale 2, voire plus haut.
Le handball féminin guyanais est crédible et reconnu hors de nos frontières alors qu'il souffre à la maison.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×