En avril, Jean-Claude Madeleine et François Ringuet se regardaient en chien de faïence. Hier, l'ambiance n'était pas meilleure entre les deux maires (photo d'archives)
Deux vice-présidents kourouciens de la communauté de communes ont démissionné. Deux élus de Sinnamary devaient les remplacer. Mais la procédure engagée au tribunal par leur maire a empêché le préfet d'accepter les démissions. Depuis, le tribunal a débouté Jean-Claude Madeleine. Les vice-présidents devraient donc enfin changer.
Depuis que François Ringuet, le maire de Kourou, a été élu président de la communauté des communes des Savanes (CCDS), les élus sinnamariens, le maire Jean-Claude Madeleine en tête, se sentent exclus des prises de décisions. Écartés des vice-présidences, ils n'ont de cesse de contester la légitimité de l'équipe Ringuet.
Afin, selon leurs propres termes, de « calmer le jeu » , les élus de Kourou ont demandé à deux des leurs - Edgard Chocho et Jacqui Pierre-Marie - de démissionner de leurs postes de vice-présidents. Le but : permettre à deux élus de Sinnamary - France Courat et Pierre Ho - Wen-Sze - de prendre leurs places.
Trouvant que le changement prenait trop de temps, Jean-Claude Madeleine a rédigé une lettre ouverte à François Ringuet, mardi. Il y dénonce « une gestion autoritaire, exclusive et pleine de mépris » . Il regrette que Sinnamary soit « de facto écartée de la gestion de la CCDS » .
Hier, lors d'une réunion des élus de la communauté de communes, le président François Ringuet a répondu. D'abord par une lettre ouverte, lui aussi. Il réduit la mésentente aux rancoeurs présumées des élus de Sinnamary après la défaite de leur maire lors de l'élection du président de la communauté de communes. Ensuite, il a pris la parole devant ses collègues pour « clarifier » la procédure permettant le changement de vice-présidences.
« Le préfet a besoin de trois mois pour valider cette décision. Dans la mesure où Jean-Claude Madeleine avait déposé un recours auprès du tribunal administratif pour contester la non-représentation de la commune de Sinnamary au sein de la CCDS, le représentant de l'État a attendu d'en connaître le résultat avant de se prononcer. » C'est donc la procédure entamée par le maire de Sinnamary qui a empêché ses collègues de devenir vice-présidents plus vite. Le tribunal administratif, lui, vient de rejeter la requête des élus de Sinnamary. La balle est donc enfin dans le camp du préfet. S'il accepte la démission des deux vice-présidents de Kourou, leurs collègues de Sinnamary pourront prendre leurs places. Reste à savoir si la CCDS, après quatre années de guerre sinnamaro-kouroucienne, trouvera enfin la sérénité.
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