Université de Guyane : appel au calme et à la vigilance
Dans les faits, la situation financière s'est fortement dégradée ces deux dernières années
Dans un communiqué, la communauté de l'Université de Guyane réagit aux accusations qui vise son président, Laurent Linguet. Elle évoque un « choc » au sein de l’institution. Si les faits relèvent désormais de la justice, elle appelle à laisser le temps judiciaire suivre son cours, sans « emballement médiatique » ni « instrumentalisation politique ».
Le texte souligne le contexte électoral, jugé propice aux tensions et aux tentatives de déstabilisation. « À qui profite la fragilisation de notre université ? », interrogent les signataires, restés anonymes, qui invitent la population à faire preuve de discernement.
Créée fin 2013, l’université est présentée comme une institution « structurante », au cœur de la formation des cadres locaux et du développement de filières adaptées aux réalités amazoniennes. Un « fleuron » dont la trajectoire suscite, selon eux, des intérêts parfois divergents. Dans les faits, la situation financière s'est fortement dégradée ces deux dernières années avec un déficit devenu chronique et des recettes très maigres.
Le communiqué dénonce des pressions récurrentes sur des cadres guyanais et met en garde contre tout récit remettant en cause leur capacité à diriger leurs propres institutions.
En conclusion, il appelle à défendre l’intégrité de l’université, « symbole de l’autonomie intellectuelle du territoire », dans l’attente des conclusions de la justice.
Laurent Linguet a été suspendu par le ministère le temps d'une enquête sur des harcélements moraux et sexuels ce que réfute ces conseils du cabinet Constant/Khiter. Il reste présumé innocent.

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