La mairie de Saint-Georges est désorganisée et les finances communales sont mauvaises, souligne l'audit commandé en début de mandat par le maire Georges Elfort (photo d'archives)
Ce matin, le maire Georges Elfort présentera les conclusions de l'audit qu'il a commandé en début de mandat. Le document souligne les difficultés financières de la commune. Il recommande de réorganiser les services et de ne pas renouveler les 24 contrats précaires.
Si Georges Elfort, qui a retrouvé les commandes de la mairie de Saint-Georges en mars, veut mener à bien ses projets, il va devoir se retrousser les manches. Il présentera ce matin l'audit commandé en début de mandat. Le document souligne les faibles marges de manoeuvres financières de la commune et la désorganisation des services municipaux.
Les auteurs relèvent qu'en 2011 et 2013, le budget de fonctionnement a été en déficit. Le budget, de 4 millions, a enregistré une perte d'environ 200 000 euros. En cause : la hausse des dépenses, surtout de personnel. Les effectifs municipaux sont passés de 50 à 101 agents, pendant le mandat de Fabienne Mathurin-Brouard. Durant l'année précédant les élections de mars, ils ont grimpé de 69 à 101.
Les auteurs de l'audit soulignent que les marges de manoeuvres sont limitées : le potentiel fiscal de la commune est faible et Georges Elfort ne souhaite pas augmenter les impôts. La mairie a un emprunt de 1,2 million d'euros sur le dos, qu'elle a du mal à rembourser. Les auteurs recommandent de ne pas renouveler les 24 contrats précaires et d'opérer des régularisations foncières pour faire rentrer plus d'impôts. Ils notent aussi qu'il est possible d'instaurer des taxes d'accostage, des taxes de trottoirs et des taxes d'affichage.
Une mairie désorganisée
Les conclusions de l'audit sur l'organisation des services municipaux ne sont pas meilleures que les finances. Au fil des pages, on lit : « Les agents ne connaissent pas le rôle et la fonction de leurs collègues, même dans leur service respectif [...] Réunions de service inexistantes [...] Listing des absences inexistant [...] » . Pire, les auteurs racontent que les agents des écoles maternelles achètent elles-mêmes les produits d'entretien « afin d'assurer un service minimum » . Ils décrivent des relations hiérarchiques exécrables et recommandent de réorganiser les services.
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