L'habitante de la Réno, ici avec Alain Chrétien (RF)
Adopté officiellement en conseil municipal le 12 décembre, le projet de la Rénovation urbaine est en péril. La faute à un dernier relogement non réalisé.
C'est une toute petite épine dans le pied mais qui pourrait être très douloureuse. Le directeur du PDRU (Programme de développement et rénovation urbaine), Naël Lama, a jusqu'aujourd'hui pour proposer un relogement acté à Françoise Martin-Vallet, 67 ans. C'est l'enveloppe de 7 millions d'euros (1) de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) qui pourrait être mise en jeu. Habitante de la Rénovation urbaine depuis trente-huit ans, cette dame est la toute dernière résidente du bâtiment X. Toutes les autres portes de l'édifice sont bétonnées, prêtes à la démolition. Pourquoi n'est-elle toujours pas relogée ? Elle a nommé Alain Chrétien, président de l'association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), porte-parole de son cas.
« Cette dame est titulaire du bail, elle devrait donc être la première relogée, dans le périmètre qui l'entoure. Ils ont replacé tous ces petits-enfants sauf elle. On lui fait payer des indemnités, comme si elle squattait les lieux et des charges, alors que tout est insalubre! » , factures en main. Une de ses filles rajoute : « Ils ont même tenté de cimenter! Ce matin encore (hier, ndlr) le responsable de la Siguy, Raymond Perrier a forcé la porte pour rentrer. » Le concerné dit n'avoir jamais entendu parler du dossier.
UN DÉMÉNAGEMENT EN FÉVRIER EN CAS D'ACCORD
Un autre agent, ayant déjà traité de ce cas et sui souhaite rester anonyme, assure que Françoise Martin-Vallet n'est plus titulaire du bail, suite à « une rupture de contrat dans les années 90. Au moment du recensement, on a identifié seulement les 5 petits-enfants et fils » . Ce qui expliquerait qu'elle paie des indemnités et qu'elle n'ait pas été prioritaire.
Le fonctionnaire affirme que l'appartement aurait été squatté ces derniers mois. « Une porte a été ajoutée il y a peu de temps, sous les conseils de monsieur Chrétien. » Françoise Martin-Vallet pointe du doigt les appartements vides du bâtiment en face. Après renseignement, ils seraient déjà attribués. Si un accord est trouvé aujourd'hui, la Cayennaise aura jusqu'au 5 février pour déménager. Ses cartons, eux, sont déjà empilés dans le salon.
(1) Le coût total du projet est de 12 millions d'euros.
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