Des heurts ont éclaté mardi à Belém, là où était exposé le trophée de la Coupe du monde de football. Les anti-Mondial ont profité pour protester contre la hausse des tarifs de bus dans la capital du Para.
Mardi dans la ville de Belém (nord du Brésil), pierres et autres projectiles ont été lancés là où était exposé le trophée du Mondial, qui effectue une tournée dans tout le pays depuis le 22 avril.
« Les gens auraient dû défiler quand le Brésil a été désigné, et pas maintenant que le début de la compétition est imminent » , déclarait en début de semaine Pelé, lors d'une conférence de presse à Mexico. L'ancienne gloire du football brésilien, par ailleurs conseiller spécial du comité d'organisation de la Coupe du monde, assurait en outre pouvoir « comprendre » les manifestants « et les soutenir, aussi longtemps qu'ils manifestent pacifiquement. »
(captures d'écran du JT Liberal)
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Mardi à Belém, des manifestants se sont attaqués au trophée de la Coupe du monde, qui fait le tour des villes du pays depuis le mois dernier (captures d'écran du JT Liberal)
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LA COUPE RETIRÉE DE L'EXPOSITION
Problème : ce n'est pas toujours le cas... comme mardi à Belém ou le paraenses ont fait entendre leur colère. Dans des informations rapportées par la presse brésilienne, O Estado de Sao Paulo ou O Globo, les manifestants anti-Coupe se sont attaqués au bâtiment où était exposé le précieux trophée. Par mesure de sécurité, les organisateurs ont donc choisi de retirer ladite coupe plus tôt que prévu, alors que la file d'attente des amateurs qui rêvaient de l'approcher était encore longue.
DES TARIFS DE BUS QUI AUGMENTENT
Ceux-là pourront retenter leur chance à Teresina (capitale de l'État du Piaui). C'est là que la Coupe du monde poursuit son périple à travers le Brésil.
À noter que 12 000 personnes avaient déjà vu le trophée avant que les organisateurs mettent un terme prématuré à l'évènement, selon l'organisation.
Toujours est-il que cette nouvelle manifestation jette un peu plus le trouble, à moins d'un mois du coup d'envoi du Mondial qui se déroulera du 12 juin au 13 juillet dans douze villes brésiliennes.
En plus de protester contre la Coupe du monde, les manifestants ont aussi critiqué l'augmentation du tarif des bus à Belém, selon les médias locaux. Reste à savoir si cette grogne populaire continuera à vouloir se faire entendre pendant la compétition. À l'heure qu'il est, il y a toutes les raisons de penser que oui...
La police brésilienne en grève
Les policiers de 14 États du Brésil, dont six sont hôtes du Mondial de football qui commence dans environ trois semaines, ont annoncé sur le site web de leur syndicat une grève de 24 heures mercredi pour revendiquer de meilleurs salaires.
Dans certains États, la grève pourrait toucher jusqu'à 70% des effectifs de police, en charge des enquêtes criminelles. La police militaire (PM, chargée du maintien de l'ordre) n'a pas prévu d'autre grève pour le moment. La semaine dernière, la PM de Recife avait croisé les bras pendant trois jours et, en banlieue, les habitants en avaient profité pour piller des magasins. La police fédérale (PF) - dont une des attributions est de contrôler les passeports dans les aéroports et aux frontières - a annoncé une mobilisation mercredi également pour « une restructuration de l'organisme » mais écarte tout mouvement de grève pour le moment.
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