Lieutenant Becker, ce héros
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Lieutenant Becker, ce héros

A. S.-M.
Fiche « Mort pour la France » du Lieutenant Becker (DR)
Fiche « Mort pour la France » du Lieutenant Becker (DR)

Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre, Cayenne honorera ce soir le lieutenant Becker. Engagé dès août 1914, ce natif de Sinnamary est mort au front en juillet en 1918.

Léon Michel Becker est né le 5 juillet 1889 à Sinnamary d'un père alsacien et d'une mère guyanaise. Adolescent, le futur lieutenant de l'armée française fait ses études à Nancy, en Lorraine, « où cuvait la haine traditionnelle de l'Allemand » , nous apprend La Guyane française et la guerre, Pour la France et pour la petite patrie. Édité en octobre 1919, l'ouvrage qui retrace le parcours des poilus guyanais qualifie le lieutenant Becker de « héros d'épopée » .
DES FAITS D'ARME ET DES BLESSURES
Le parcours du lieutenant Léon Becker est parsemé d'actes de bravoure et de blessures. Engagé dès août 1914, il combat d'abord en Belgique où il est sérieusement blessé une première fois fin août. De retour au front le 23 octobre, il est de nouveau grièvement touché le 30 en tentant de prendre Le Quesnoy, occupé par les Allemands. Ce fait d'arme lui vaut sa première citation.
Mais c'est en juillet 1917 que le lieutenant Becker force vraiment l'admiration de ses supérieurs. Le 15 juillet précisément, « durant les combats incessants livrés par l'ennemi en vue de la reprise d'un important observatoire » , il met hors de combat un groupe de mitrailleurs allemands, engageant le combat à la grenade. Blessé durant l'assaut, il est fait chevalier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille. Il obtient une nouvelle citation qui évoque un « officier d'un magnifique courage qui s'est héroïquement conduit dans la journée du 15 juillet 1917 » (Ordre n° 5351 IVe armée, du GQG du 26 juillet 1917).
MORT À QUATRE MOIS DE L'ARMISTICE
Son dernier acte de bravoure, qui lui coûte la vie, le lieutenant Becker l'accomplit dans l'Oise le 20 juillet 1918. À la tête d'un groupe de grenadiers, il est gravement blessé lors d'un assaut aux alentours de Pierrefonds.
La citation à l'ordre de la dixième armée du 20 septembre 1918 précise que « pour ne pas arrêter l'élan de ses hommes, (le lieutenant Becker) est parti sans rien dire, essayant de se rendre seul au PS (poste de soins, ndlr) jusqu'à ce qu'il ait été trahi par ses forces » . Il obtient la mention « Mort pour la France » le 22 octobre 1920.
(photo d'archives)
(photo d'archives)

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