Tour de Guyane / Ti Jaré : du vernis sur le bitume
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33e Tour de Guyane

Tour de Guyane / Ti Jaré : du vernis sur le bitume

Ti jaré

Retrouvez la chronique de Ti Jaré, commentant le Tour de Guyane comme à son habitude !

Avec Adrien Boyet du VCG à Kourou, la Guyane remporte une seconde étape.

Voilà qui est mieux que l’édition 2023 où nous n’avions qu’une seule victoire à enregistrer.

Oui, cela fait du bien à notre égo local. Mais depuis le début de la compétition, il faut bien admettre la défaillance du réseau routier.

La première étape fut une hécatombe sur le plan des chutes, parfois dues à la vitesse, mais souvent aussi à l’état du revêtement. Cela s’est reproduit à deux reprises sur le circuit de Kourou, à l’entrée d’un pont sur lequel les dégâts corporels furent importants, et des abandons.

Une faille importante tout en travers, qui ne date pas d’hier. C’est faire fi de l’intégrité physique des compétiteurs, cela frôle la frivolité des responsables, il y va aussi de l’image de la Guyane, et de la notoriété du Tour.

L’ambulance a encore fonctionné à plein, pour des blessures, sans compter les dégâts matériels qui valent quelques milliers d’euros.

Peut-on continuer dans cette voie, faudra-t-il qu’un jour que le comité, refuse d’organiser, s’il ne dispose pas au moins des garanties d’un circuit en bon état ?

Difficile question face aux responsables routiers de tous bords. La blessure du cycliste n’est pas seulement physique, elle est aussi psychologique, lui qui fait confiance à l’organisation pour s’exprimer en toute sécurité, et donner de lui-même.

Outre la belle victoire guyanaise de Boyet, il reste trop de vernis sur le bitume. Cela a un coût douloureux, car si la chute fait partie de la panoplie des courses, elle ne peut être engendrée, par la défaillance des gestionnaires routiers, qui se doivent, en amont, de rendre les itinéraires, le plus sécurisable possible.

Alors, il reste le contre-la-montre de samedi, sans doute décisif, et encore deux étapes en ligne. Alors pourquoi pas une troisième ? Sans y laisser le vernis serait le mieux, quelque soit la couleur du maillot.

 

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