PMU : cap sur l'innovation
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PMU : cap sur l'innovation

Propos recueillis par Rosane FAYET
En plus des bornes, le PMU devrait développer une application MyPMU disponible le 28 novembre. En médaillon, Ludovic Loussouarn (photo d'archives)
En plus des bornes, le PMU devrait développer une application MyPMU disponible le 28 novembre. En médaillon, Ludovic Loussouarn (photo d'archives)

La société de paris hippiques et sportifs, lance le projet PMU 2020. L'objectif est notamment d'élargir la communauté des parieurs et les points de vente. Avec une orientation particulière vers les nouvelles technologies.

De passage dans le département, Ludovic Loussouarn, directeur de l'agence du PMU des Antilles-Guyane, rencontrait hier les 14 titulaires de points de vente de la Guyane. Le but étant de leur exposer le projet PMU 2020.
Qu'est-ce que PMU 2020 ?
On s'est posé la question de comment sera le secteur en 2020. La réponse est l'innovation. C'est un mécanisme logique, économique et humain.
Quelle est la santé économique du département ?
Globalement, c'était une année dure avec -5%. En ce qui concerne la Guyane, jusqu'au mois de mai ça a été. Après : le trou d'air. Pour octobre on est à -6,5%. Mais dans notre projection on compte sur une amélioration, on finira bien l'année. Pour 2013, on est à un chiffre d'affaires de 22 millions.
Comment expliquer ce « trou d'air » ?
On ne peut pas tout mettre sur le dos de la crise même s'il y a de ça. Il y a le chômage même si globalement je vois un territoire très dynamique. Parfois c'est simplement psychologique, il suffit de quelques effets d'annonce pessimistes pour démoraliser les gens. Je n'ai pas de réelle explication à cela.
Quels sont vos objectifs immédiats ?
Le but est d'augmenter le nombre de clients par dessus tout dans les points de vente. Les y conduire et les garder, en leur donnant toute l'information. Il faut pouvoir proposer aussi bien aux néophytes qu'aux spécialistes.
Comment comptez-vous y parvenir ?
Nous lançons plusieurs outils. Le premier est le site EasyPari, pour lever les barrières. C'est un site qui se veut pédagogique. Il explique comment jouer, où jouer, avec par exemple un système de géolocalisation qui indique vers quel point de vente vous rapprocher, sa distance, etc. On y propose deux paris : le pari simple et le Quinté + . Les habitués en quête d'information poussée ont également leur site qui fournit toute l'information du PMU en temps réel.
D'autres pistes dans la vague nouvelles technologies ?
D'ici le 28 novembre, l'application MyPMU sera disponible. Sur les points de vente, en 2016 nous allons renouveler toutes les bornes de prise de pari et les terminaux. Ce qui va changer concernant le Quinté +, c'est qu'il sera possible de parier immédiatement après la fin d'une course, alors qu'on attend habituellement 21 h pour rejouer. Dès avril on aura aussi la carte PMU, qui permettra de jouer et créditer directement le gain dessus. Cela renforcera le système de sécurisation et en plus les parieurs auront 4% des gains offerts.
C'est un très gros investissement tout ça...
Oui ça l'est! Je ne saurais pas vous dire exactement de combien mais une dizaine de millions d'euros au moins.
Tout ceci est efficient en métropole mais en Guyane on est souvent confronté à la difficulté de mettre certains outils en place. La géolocalisation par exemple...
Tous nos outils sont lancés au même moment qu'aux Antilles et la métropole. Tout marche jusqu'à présent. Il est vrai qu'en termes de géolocalisation on a déjà eu à faire à un point de vente identifié en pleine mer (rires) mais tout ça se met en place.
Quel est le profil du parieur guyanais ? Combien en compte-t-on ?
Le taux de pénétration est de près de 20%. C'est difficile à mesurer, on est surtout implanté sur le littoral. En intérieur ou sur l'ouest la culture n'est pas la même.
Nos parieurs sont plus jeunes qu'en métropole, avec des catégories sociales assez diversifiées. Nous avons beaucoup de parieurs guyanais créoles et chinois. Les autres communautés sont peu concernées : au Suriname, à Haïti ou au Brésil on n'a pas cette culture du cheval, c'est normal. Mais j'ai été surpris récemment, car on commence à capter de la clientèle péruvienne sur Cayenne, depuis qu'un commerçant natif y a ouvert un PMU.
La Guyane reste pourtant attractive...
Elle l'est! Prenez l'exemple du loto, qui en France surpasse le PMU. Et bien aux Antilles et en Guyane c'est exactement le contraire. On y joue deux à trois fois plus.
Le Quinté + fait plus d'heureux ailleurs qu'en Guyane...
Il y a encore une semaine à la Réunion, un parieur remportait huit millions d'euros. Le 25 août dernier, un Martiniquais empochait pas loin de 3,2 millions! En Guyane, hélas, les gros gains tournent autour de 10 à 50 000 euros, mais « ils sont bien plus réguliers » rassure le directeur Antilles-Guyane.
(photo d'archives)
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