Plongée derrière les murs d'une prison surpeuplée
Malgré quelques améliorations de façade, la surpopulation carcérale continue de gangréner la prison de Rémire-Montjoly, considérée comme l'une des pires de France.
«Venez filmer nos cellules, elles sont toutes cassées ! » La voix rauque d'un homme résonne derrière une porte blindée, au détour d'un couloir du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. Ce jeudi 22 mai, les détenus interpellent le député Davy Rimane, venu visiter la prison accompagné de la presse. Une visite surprise, organisée au surlendemain du suicide d'un détenu, le quatrième connu, depuis 2021.
Le dédale de barreaux et de grilles que nous empruntons relie les différents quartiers de l'établissement. Un, puis deux, puis trois sas de sécurité : chaque entrée et sortie est verrouillée. Derrière ses murs hérissés de barbelés, le centre pénitentiaire prend des allures de forteresse. À chacun de nos passages, des voix s'élèvent. « Y'a des cafards sa mère ! », crie un détenu. « On est maltraité ici ! », se plaint un autre. D'autres dénoncent le manque d'hygiène, une qualité de l'eau dégradée et des cellules vétustes.
Vice-champion de la pire surpopulation carcérale
Depuis plusieurs années, le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly traîne une sale réputation. En 2018, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, faisait état d'une « surpopulation...

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