"Opération escargot" des auto-écoles à Cayenne
Les auto-écoles ont lancé ce matin une opération escargot à Cayenne, se rassemblant au centre d’examen de la Madeleine avant de rejoindre la Préfecture à midi, pour contester la réforme du permis de conduire qui, selon elles, menace leur survie.
Un appel à la mobilisation de l’ensemble des organisations professionnelles a été lancé et une « opération escargot » est actuellement en cours à Cayenne. Une centaine de véhicules (camions, bus et voitures) ont quitté le centre d’examen du permis de conduire, situé à la route de la Madeleine, vers 8 h 15. Le cortège roule au pas jusqu’à la Préfecture et a effectué un arrêt d’une demi-heure devant la caserne des pompiers. Une manifestation qui a considérablement ralenti la circulation. La même manifestation se déroule également à Saint-Laurent (plus de détails dans la journée).
Les deux syndicats (l’Union nationale des indépendants de la conduite — Unic — et le CNPA) qui regroupent les 54 auto-écoles du département se sont réunis hier soir pour décider de la marche à suivre.
À Paris, 860 véhicules d’auto-écoles, selon la police, 2 000, selon les organisateurs, sont arrivés klaxon hurlant à proximité du Champ-de-Mars, non loin de la Tour Eiffel, après s’être rassemblés dès 7 h 30 à différentes portes parisiennes, près du périphérique, engendrant une faible perturbation du trafic francilien.
Lundi, les professionnels prévoient de manifester de nouveau à Paris et dans plusieurs villes de province comme Bordeaux, Lorient, Marseille, Nancy, Limoges, Clermont-Ferrand ou Alès.
Contrat de formation et d’évaluation à distance, possibilité pour les loueurs de voiture équipée de double commande de former les conducteurs, recours à d’autres intervenants que les inspecteurs pour les examens pratiques au permis : les professionnels dénoncent des amendements à la loi Macron qui vont à « l’encontre de la profession et donc de la sécurité routière ».
Les mesures proposées par le gouvernement vont « à l’encontre de la sécurité routière », s’est inquiété le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) dans un communiqué, dénonçant des « enjeux de pouvoir » entre les ministères de l’Intérieur et de l’Economie.
La réforme du permis de conduire instaurée dans la loi Macron et votée à l’Assemblée nationale la semaine dernière prévoit entre autres 45 jours d’attente maximum entre deux passages à l’examen de conduite, le recours à des agents d’entreprises publiques comme La Poste pour assurer certaines missions des inspecteurs (le code).
Emmanuel Macron « entend libéraliser le secteur, au mépris des intérêts des élèves », estime le CNPA, qui rappelle que l’objectif fixé par le gouvernement est de faire passer le nombre de morts sur les routes sous la barre des 2.000 d’ici 2020, après une hausse de la mortalité routière en 2014, la première en douze ans.
— Un contrat de formation et d’évaluation à distance de l’élève.
— La possibilité pour les loueurs de voitures à double commande de dispenser une formation à la conduite.
— La possibilité pour d’autres intervenants que les inspecteurs du permis (comme les facteurs, les gendarmes retraités, etc) de faire passer les examens.
— La création d’un comité d’apprentissage du code de la route en faveur des portails internet où les auto-écoles seront minoritaires.

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