Jean-Claude Ringuet, dit « Koyo », est décédé à 77 ans
Ancien président du comité régional de cyclisme et fondateur de Radio Jam, il laisse l’empreinte d’un militant engagé dans la vie publique
Jean-Claude Ringuet est décédé ce mercredi à son domicile à Cayenne à l’âge de 77 ans. Surnommé « Koyo », il a exercé des responsabilités dans le sport, les médias et le champ syndical.
Président du Comité régional de cyclisme guyanais (CRCG) de 1989 à 1993, Jean-Claude Ringuet revendiquait une volonté de réforme. « Mon équipe et moi, on a voulu faire évoluer le cyclisme », déclarait-il à France-Guyane en 2018 depuis sa ferme de Matiti, où il s’était installé dès 1984.
Dès sa première année de mandat, il rebaptise le Tour de Guyane en « Tour du Littoral », estimant que le tracé ne couvrait pas l’ensemble du territoire. La décision provoque des désaccords.
Il engage aussi des courses sur la route Cayenne–Régina, alors non goudronnée. Il allonge les étapes et met en avant les catégories jeunes. « J’ai toujours privilégié la relève », expliquait-il. Ses choix suscitent des contestations, dont une grève de départ lors d’une épreuve. Il assume une ligne qu’il qualifie de politique au sens territorial du terme.
Ancien commissaire de course, puis agent chargé du contrôle des établissements recevant du public à la Ville de Cayenne, il effectue un seul mandat à la tête du comité avant de se consacrer à son activité agricole et à son emploi administratif.
Jean-Claude Ringuet est à l’origine de la création de Radio Jam. La station a servi de cadre de formation à de jeunes animateurs et journalistes qui ont poursuivi leur parcours dans d’autres médias. Il défend une radio ancrée dans le débat local.
En 2009, il est le porte-parole du « Mayouri pou lavi miyò », collectif issu du mouvement contre la vie chère déclenché fin 2008. Le carburant figure parmi les points de blocage dans les discussions avec la préfecture.
Militant au sein de l’Union des Travailleurs Guyanais (UTG), il s’implique aussi dans la vie politique, notamment au Parti national populaire guyanais. En 1997, il est transféré et écroué à la prison de Ducos, en Martinique, dans le cadre d’une procédure visant plusieurs militants, dont Jean-Victor Castor. L’épisode provoque des réactions et mobilisations sur le territoire.
Depuis « Bitasyon Koyo », sa ferme de Matiti, il confiait en 2018 : « J’ai fait ce que j’ai eu à faire. » Jean-Claude Ringuet laisse le souvenir d’un acteur engagé des débats guyanais, du cyclisme aux mouvements sociaux.
La rédaction de France-Guyane présente ses condoléances à la famille et aux proches de Jean-Claude "Koyo" Ringuet.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters