Interprètes de justice : « nous sommes des facilitateurs »
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Interprètes de justice : « nous sommes des facilitateurs »

Michel LE TALLEC
Arnaud Kuczina
Arnaud Kuczina • MLT

Assister un prévenu non francophone tout au long du processus judiciaire, c’est le rôle des interprètes de justice, qui se doivent « d’être neutres et impartiaux. » Hispanophone, Arnaud Kuczina est l’un d’entre eux. Portrait de l’homme et de son métier.

« Beaucoup de gens pensent qu’il suffit de parler correctement une langue pour devenir interprète de justice. C’est bien sûr essentiel, mais ça ne suffit pas. Il faut en outre avoir constamment à l’esprit que nous sommes au service de la justice et des justiciables : nous ne sommes ni policiers, ni magistrats, ni avocats. En clair, nous n’avons pas à prendre parti, de quelque bord que ce soit. Nous avons le devoir de rester intègres et impartiaux, quelque soient les circonstances de nos interventions. » Interprète de justice pour la langue espagnole depuis son arrivée en Guyane en 2016, Arnaud Kuczina a rappelé avec force ce qui à ses yeux constitue la base de son métier : la neutralité. « Nous sommes là pour permettre les échanges entre les mis en cause non francophones traduits devant la justice française et ses représentants (1). En résumé, nous sommes ce que j’appellerais tout simplement des facilitateurs. » 
Un scientifique à la barre
Ce métier, Arnaud Kuczina l’a embrassé...

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