Le squat Galmot vidé de ses occupants
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VIE LOCALE

Le squat Galmot vidé de ses occupants

S.R.

Le squat Galmot a fait l'objet d'une intervention des forces de l'ordre ce mardi martin.

Ce quartier informel est situé entre la route de la Madeleine et la N1, dans le quartier du même nom à Cayenne.

Près de 80% des occupants avaient déjà déserté les lieux au lancement de l'opération ce matin, selon une source proche du dossier.

Un habitant a volontairement mis feu à son logement spontané à l'arrivée des forces de l'ordre.

 Cette zone d’habitat spontané située dans le quartier du même nom a été évacuée par les forces de l’ordre ce mardi.

 Le « squat Galmot » n’est plus. Ce mardi matin, une trentaine de policiers municipaux et nationaux ont procédé à l’évacuation des quelques familles encore présentes sur ce terrain municipal, plus d’un mois après la notification d’expulsion par arrêté préfectoral. A leur arrivée, une personne a volontairement mis le feu à son habitation. Plusieurs agents EDF ont dû sécuriser la zone électrique avant l’intervention des pompiers. Au total, les opérations ont duré près de deux heures. Un représentant de la mairie s’était déjà rendu sur place un mois auparavant, pour avertir les habitants de la destruction prochaines des habitations. « Quand on est arrivé ce matin, c’était déjà démonté à 80%. » assurait-on ce matin du côté des forces de l’ordre.

Coincé entre la route de la Madeleine et la N1, le communément nommé « squat Galmot » était un quartier informel bien connu dans Cayenne. La mairie du chef-lieu, fidèle à son leitmotiv post-campagne, aurait pu constater l’évacuation et la destruction des lieux au milieu du mois d’octobre, soit 8 jours après notification des services municipaux. Depuis une réforme en date de 2015, les personnes morales ou physiques dont le domicile (ou la parcelle) est squatté peuvent demander l’expulsion des occupants dans un délai dit de flagrance. Toutefois, le blocage de la Sara durant la semaine du 18 octobre aurait poussé les forces de l’ordre à revoir leurs priorités.
Une problématique délocalisée
Un arrêté préfectoral, que nous nous sommes procurés, portait au 27 juillet « évacuation et destruction des locaux illicites sur la parcelle BC449 Secteur Galmot à Cayenne ». Dans les « Considérant », qui justifient théoriquement la décision prise et formalisent la motivation de l’acte, on peut lire que « 19 familles ont édifié des constructions sommaires sans droit ni titre sur la parcelle BC 449 appartenant à la ville de Cayenne. L’arrêté soulignait également le « caractère insalubre » du site, rappelant « l’absence de voirie, d’alimentation en eau potable, d’assainissement et d’équipements sanitaires conformes » ou encore « l’état précaire des locaux et installations ».

Ce matin, seules trois familles étaient encore présentes sur site à l’arrivée des forces de l’ordre, selon une source proche du dossier. Ces dernières ont été prises en charge par les services de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, en bordure d’un parking qui jouxte le chemin menant au « squat ». Interrogé au cours d’un reportage préalable de France-Guyane, un habitant illustrait l’illogisme de ces opérations : « certains vont partir à Kourou, d’autres à Soula », et toujours dans des quartiers informels. Délocaliser, pour mieux décalquer la problématique du logement informel en Guyane.

Ce quartier informel est situé entre la route de la Madeleine et la N1, dans le quartier du même nom à Cayenne.
Près de 80% des occupants avaient déjà déserté les lieux au lancement de l'opération ce matin, selon une source proche du dossier.
Un habitant a volontairement mis feu à son logement spontané à l'arrivée des forces de l'ordre.

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