La grève continue à la CAF mais l’accueil est assuré
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La grève continue à la CAF mais l’accueil est assuré

P.R.

Les agents de la Caf sont toujours en grève. Les négociations n’ont pas repris aujourd’hui, mais l’agence de Cayenne est restée ouverte au public.

Environ 60 % des agents de la Caisse d’Allocations Familiales (Caf) sont toujours en grève ce mardi. À l’agence de Cayenne, l’accueil est néanmoins ouvert au public, bien que fonctionnant à minima. Ce matin, sur 130 salariés 74 n’avaient pas repris le travail. Les agences de Matoury, Kourou et Saint-Laurent sont restées fermées au public.

Les représentants syndicaux et la direction ont rencontré, chacun de leur côté, l’inspecteur du travail de la Caf. Ce dernier s’est proposé de servir de médiateur entre les deux parties, afin que les discussions puissent reprendre. Si la direction y était favorable, l’intersyndicale a refusé et demande désormais à la Mission nationale de contrôle et d’audit des organismes de sécurité sociale (MNC) de venir sur place superviser les négociations.

Pour rappel, l’intersyndicale UTG/CDTG-CFDT/CFE-CGC réclame toujours le paiement d’arriérés d’une partie de l’indemnité de congés payés (icp), que les agents n’avaient jamais touché avant cette année. C’est en 2012, lors de la mutualisation des salaires avec la Caf de Béziers, que le pot aux roses a été découvert : cette indemnité est versée aux 102 autres Caf de France depuis vingt ans. L’intersyndicale réclame donc un versement rétroactif. Cela représenterait en moyenne 183 euros par salarié par an, Soit 3 660 euros sur vingt ans.

La direction oppose à l’intersyndicale le principe de prescription et offre de verser l’indemnité sur cinq ans. « Les textes juridiques et réglementaires faisaient état, en 2012, lorsque nous nous sommes rendu compte de cette erreur, d’une prescription de cinq ans (elle a depuis été réduite à trois ans, ndlr) », explique Isabelle Malinge, directrice de la Caf.

« Il ne s’agit pas d’une erreur, mais d’une omission volontaire », accuse Xavier Louise-Rose, du syndicat UTG. Considérant qu’il s’agit d’une faute grave de la direction, l’intersyndicale réclame également le départ d’Isabelle Malinge, à son poste depuis quinze ans. « La pilule est trop grosse à avaler, continue Xavier Louise-Rose. Les salariés n’ont plus confiance en la direction, qui savait forcément ».
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