Jean-Paul Levif : « En opération, il y a toujours une certaine appréhension »
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ENTRETIEN

Jean-Paul Levif : « En opération, il y a toujours une certaine appréhension »

Propos recueillis par Gaetan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
Le Colonel Hors-Classe Jean-Paul Levif à la tête du Sdis de Guyane depuis mai 2022 - - © G.T.
Le Colonel Hors-Classe Jean-Paul Levif à la tête du Sdis de Guyane depuis mai 2022 - - © G.T.

Le Colonel Hors-Classe Jean-Paul Levif a succédé au colonel Frédéric Robert à la tête du Sdis de Guyane le 1er mai dernier. Originaire de Martinique, où il a exercé pendant près de 25 ans, il a ensuite pris la direction de la Guadeloupe, avant de prendre quatre années plus tard le poste de directeur départemental en Guyane. Il donne son regard sur le climat actuel et dévoile les développements à venir de son service.

Beaucoup de faits violents ont été commis dernièrement. Comment ces derniers sont ressentis par vos équipes sur le front ?

Ce sont toujours des faits douloureux, mais les sapeurs-pompiers sont des combattants. Ils ont l’habitude d’affronter l’adversité, l’hostilité, le danger. Cela devient choquant pour eux, lorsqu’ils se font agresser dans le cadre d’une mission de secours. C’est totalement à l’inverse de ce qu’on attend. Se voir repousser de cette manière est inadmissible. On assure, que dès qu’il y a des faits de violences avérés sur un pompier, on porte plainte immédiatement et la justice se met en marche.
Il y a même parfois eu des violences physiques envers vos agents. Notamment dernièrement !

Effectivement. Un cas de la sorte s’est produit il y a moins d’un mois à Saint-Laurent. Une adjudante a reçu une pierre lancée par des jeunes au niveau du dos. Des jets de projectile indépendant de l’hostilité et des conditions déjà difficiles d’intervention. Heureusement, elle n’a eu que quelques jours d’arrêt et son état de santé n’est pas grave. Tout de même, ce type d’exaction est toujours très mal vécu.

C’est pourquoi nous