Laurence Allamel dit Tropos, 28 ans, exerce un métier où les femmes restent minoritaires (SB)
À l'occasion de la Journée de la femme, rencontre avec Laurence Allamel dit Tropos, 28 ans, responsable adjointe QSE (Qualité sécurité environnement développement durable) chez Eiffage Travaux Publics. Un univers traditionnellement masculin, dans lequel elle a naturellement trouvé sa place.
Laurence Allamel dit Tropos est « préventeur » QSE chez Eiffage Travaux Publics. Un métier qui fait partie d'un des dix secteurs employant le moins de femmes, selon une étude du ministère du Travail parue en décembre dernier. Pour autant, cette jeune femme de 28 ans n'a pas eu de mal à trouver sa place. « Cela fait cinq ans que je fais ce métier. Je n'ai jamais eu de problème particulier! » sourit-elle.
Laurence Allamel dit Tropos partage ses heures entre travail de bureau et visites de terrain : « J'ai besoin d'aller au contact des autres, de voir la réalité des différents métiers de l'entreprise » . Sur les chantiers, elle est notamment chargée de veiller aux conditions de sécurité des ouvriers. « Si on vient avec une bonne approche, que l'on fait comprendre que l'on veut travailler ensemble, dans le même sens, on arrive à faire passer le message. » Il y aura toujours des gens qui la taquineront gentiment, lui rappelant qu'ils ont commencé à travailler alors qu'elle n'était même pas née... mais Laurence Allamel dit Tropos n'y fait pas attention : « C'est vrai, ils ont raison. Mais maintenant, on travaille ensemble. J'arrive avec une posture humble, mais il faut aussi savoir rester ferme » , précise-t-elle.
Être une femme dans un milieu d'hommes, est-ce un avantage ? « Il y en a qui le disent. Je ne sais pas » . Pour elle, ce n'est en tout cas pas un inconvénient : « Avec mes collègues, j'entretiens des relations de travail. Et j'ai le sentiment d'être bien acceptée » .
Dans la vie, Laurence Allamel dit Tropos, qui n'a pas d'enfants, est une femme « très occupée » : secrétaire de l'association Guyanopoly, elle fait aussi de la danse, aime sortir. La Journée de la femme, elle trouve ça assez contradictoire : « Pour moi, elle est censée valoriser la femme, alors qu'elle marque plutôt une différence avec l'homme. Elle la stigmatise, d'une certaine façon. Il n'y a pas de Journée de l'homme » .
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