Vie chère : première mobilisation du collectif à Cayenne
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Vie chère : première mobilisation du collectif à Cayenne

Nahomie PERIGNY
Malgré cette première action, le collectif reconnaît une mobilisation encore modeste.
Malgré cette première action, le collectif reconnaît une mobilisation encore modeste. • NP

Le collectif annonce déjà de nouvelles mobilisations dans les prochaines semaines, notamment devant la Collectivité territoriale de Guyane

Un peu plus de 80 personnes ont répondu à l’appel du collectif contre la vie chère, mercredi 13 mai, à Cayenne. Les manifestants se sont réunis à 16h30 devant la caserne des pompiers avant de rejoindre la préfecture afin d’y déposer un courrier de revendications et de propositions.

Parmi les principales préoccupations : la hausse du prix des carburants entrée en vigueur le 1er mai. Le litre de sans plomb atteint désormais 2,08 euros, soit une augmentation de 10 centimes, tandis que le gazole routier s’élève à 2,19 euros. Le collectif demande notamment une révision de la méthode de calcul des prix.

Je mets le préfet à l’amende pour qu’il explique pourquoi tous les mois nous sommes touchés par la hausse des prix du carburant alors que la SARA se fournit en Norvège et que nous ne sommes pas concernés par le détroit d’Ormuz”, dénonce Yvane Goua, porte-parole du mouvement.

Une mobilisation encore limitée

Malgré cette première action, le collectif reconnaît une mobilisation encore modeste. Sur place, plusieurs participants regrettaient l’absence des jeunes dans le cortège. “Le problème, c’est qu’il n’y a jamais de jeunes pour venir lutter. Encore une fois, il n’y a que des vétérans, mais la vie chère de demain, elle sera pour eux”, estime Bruno, manifestant.

Un constat qui ne décourage pas pour autant Yvane Goua. “Avant le 28 mars 2017, qui a réuni des milliers de personnes dans les rues, il y a eu le 15 février où nous avons commencé à 50”, rappelle-t-elle, en référence au mouvement social de 2017 en Guyane.

Des élus présents en soutien

Plusieurs élus ont également participé à la marche en soutien au collectif. “Ça concerne nos administrés donc on se doit d’être là. Malgré le peu de monde, on reste optimiste parce que l’essentiel est là”, explique l’un d’eux.

La maire de Cayenne, Sandra Trochimara, se montre toutefois plus mesurée sur la suite du mouvement. “Il y a déjà eu des échanges avec la préfecture qui a pris fait de cette réalité”, affirme-t-elle.

Le collectif annonce déjà de nouvelles mobilisations dans les prochaines semaines, notamment devant la Collectivité territoriale de Guyane.

 

 

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