Les grévistes se sont donné comme limites de ne jamais effectuer des baisses de charge la nuit en raison de l'insécurité (HG)
Hier après midi, une délégation de grévistes a rencontré le préfet. Ce dernier a décidé de nommer un médiateur et a l'espoir de trouver une issue rapide à ce conflit.
« Aucun acte délibéré touchant la production m'a été constaté » , pré venait hier la direction dans un communiqué. La population guyanaise n'a pas eu à souffrir de coupures d'électricité tout au long de la journée. Une journée partiellement utilisée pour négocier, et discuter. Dans la matinée, la direction et les grévistes ont échangé par deux fois sans parvenir à un accord. C'est donc vers le préfet que l'intersyndicale s'est tourné dans l'après-midi. Au cours de cette rencontre, Éric Spitz a annoncé la nomination d'un médiateur dans ce conflit qui dure depuis lundi. Il aurait également, selon les syndicalistes, engagé la garantie de l'État pour le respect du contenu de l'accord qui conclura ce mouvement de grève. Hier soir, l'intersyndicale attendait un coup de fil pour la mise en place de la médiation dès aujourd'hui.
Mais la journée d'hier a aussi été marquée par l'opération de séduction de l'intersyndicale, consciente de la gêne occasionnée par les coupures et surtout de la grogne qui monte au sein de la population. « On ne demande que l'application de la loi » , explique l'intersyndicale qui a travaillé dans la matinée sur l'emploi au sein de l'entreprise. Dans une contre-proposition faite mercredi soir à la direction, les grévistes réclamaient la publication de 57 postes. Des postes « budgétisés » mais « vacants » , estiment-ils. « Nous ne demandons pas de création de postes » , insistent-ils. Dans son relevé de position, la direction n'aurait accepté de publier que 7 postes. L'intersyndicale dit s'appuyer sur des textes réglementaires qui prévoiraient que « dès qu'un emploi est vacant, il doit être publié » . « Nous nous battons pour l'application des textes et le respect des lois » , préviennent les grévistes. « On se bat pour enlever les jeunes de la précarité » , confie l'un des membres de l'intersyndicale. Un autre considère que c'est « la direction qui nous pousse à aller dans ces extrémités » . Si la journée d'hier a été vierge de toute coupure, aujourd'hui tout dépendra de la qualité des discussions. « Je pense que le directeur ne s'est pas encore rendu compte qu'on est en grève » , indique un membre de l'intersyndicale sous forme de mise en garde...
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