L'appel à compétences stipulait, à la demande de la direction, que le candidat devait maîtriser le créole guyanais. « Un souhait et non critère éliminatoire » , a confié le directeur (KA)
Malgré les deux rencontres, mardi et mercredi, la direction et l'intersyndicale n'arrivent pas à trouver un terrain d'entente. Pourtant, la procédure d'embauché d'un ingénieur, premier point d'achoppement, a été suspendue.
« Préparez vos bougies! » , plaisante un agent d'EDF Guyane a la sortie de rassemblée générale, organisée hier matin par l'intersyndicale. Même si les syndicats confient qu'ils restent ouverts à la négociation, certains n'excluaient pas des coupures. Un préavis de grève a été déposé pour ce lundi, 0 heure. Pourtant, depuis le début de cette semaine, direction et intersyndicale n'ont eu cesse de se rencontrer sans pour autant trouver un accord. Chacun campe sur ses positions.
Jean-Philippe Biava estime, lui, être allé aussi loin qu'il pouvait dans ce dossier. Le directeur d'EDF Guyane dit être convaincu que la procédure d'embauché sur un poste d'ingénieur prévisionniste est « régulière » mais qu'il avait proposé à l'intersyndicale de suspendre ce recrutement afin de laisser la Commission supérieure nationale du personnel statuer sur ce dossier. C'est cette procédure d'embauché qui a mis le feu aux poudres fin février. L'intersyndicale accuse la direction « d'exclusion injuste et discriminatoire des candidats locaux » . Pour l'intersyndicale, la procédure n'a pas été arrêtée par la volonté de la direction mais du fait que les syndicats ont saisi la commission nationale. Cette dernière doit étudier les éléments pour voir si la procédure a été respectée.
Mais aujourd'hui, le principal point de discorde porte sur le paiement des heures durant lesquelles certains agents ont participé à une assemblée générale improvisée fin février. Le directeur parle d'une « absence non autorisée » et ne souhaite pas payer ces deux heures. « Je suis garant du code du travail au sein de l'entreprise, du coup je ne peux pas y déroger » , se défend Jean-Philippe Biava. Bien entendu, l'intersyndicale ne voit pas les choses d'un même oeil et parle de « sanctions pécuniaires » , estimant qu'il n'y a eu aucune procédure de discipline à l'encontre des agents qui étaient à cette assemblée. « C'est au pifomètre, ils ne savent même pas qui était à cette réunion » , peste un syndicaliste. Toutefois, une soixantaine d'agents devraient voir leur salaire diminuer d'une vingtaine d'euros fin mars.
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