Vous parlez de 200 000 heures de travail perdues suite au conflit chez EDF. Comment arrivez-vous à ce total ?
Sur trois jours, sans compter le samedi, environ la moitié des 30 000 salariés du secteur privé ont subi des coupures d'électricité pendant cinq heures. Cela représente environ 200 000 heures de travail perdues, et quatre millions d'euros de perte financière pour la Guyane. C'est aussi l'équivalent de 120 emplois qui ne seront pas créés. Plus globalement, ce conflit a également un impact sur l'image de la Guyane. Que voulez-vous dire par là ?
Prenez Shell, qui a annonce en fin de semaine dernière qu'elle se retirait presque totalement de la Guyane. C'est un signe fort! Pourquoi elles partent ? Les grèves, les tracasseries administratives... On est perçu comme un pays de contraintes et d'opposition à l'entreprise. On a absolument besoin de changer notre image si l'on veut développer le pays plus vite. Comment admettre que des personnes, des corporations, bloquent l'économie ? Attention, je ne dis pas qu'il faut interdire de faire grève, mais dans ces métiers, il faut y aller avec parcimonie et en concertation avec l'ensemble de l'économie. C'est une question de responsabilité collective. Il faut que demain, la Guyane soit une terre d'investisseurs et soit perçue comme telle. Le Medef souhaite travailler sur cette image ?
Nous devons être force de propositions. Nous souhaitons travailler avec tout le monde : les autres organisations économiques, les élus... Nous avons lancé des commissions de travail pour avoir une vision de la Guyane 2030. Par exemple, pour le secteur pétrolier, il faut venir avec des propositions, construire une offre de services, montrer qu'on est capables de travailler avec eux. Pour revenir à la grève EDF, allez-vous demander des mesures exceptionnelles, comme vous Paviez fait lors du conflit des gérants de stations-service (le Medef avait obtenu un étalement des charges sociales, ndlr) ?
Nous avons un conseil d'administration jeudi. Nous verrons ce que nous allons faire à ce moment-là.
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