8 mai 1902 : Saint-Pierre rayée de la carte après l'éruption de la montagne Pelée
Le 8 mai 1902, la montagne Pelée crachait sur la ville de Saint-Pierre nuée ardente, feu, cendres, lapilli, confondant dans une cendreuse éternité toute la population. Pourtant, de nombreux signes avant-coureurs avaient prévenu les habitants et les autorités de la tragédie à venir. Retour sur cette éruption volcanique qui, avec ses 30 000 morts, fut la plus meurtrière du XXe siècle.
La ville de Saint-Pierre était fière de ses édifices publics, de l'imposant théâtre, de ses fontaines, de ses jardins publics et privés, fière de l'eau qui coule en abondance dans ses canaux, de ses loges maçonniques, de son lycée, du Séminaire collège. Fière de son commerce, de son port actif, de ses grands magasins, de ses riches bijouteries. Fière de ses 20 rhumeries, de sa fabrique d'allumettes, de son électricité, de son téléphone, de son tramway. Fière de son jardin botanique.
Soudain, en un instant, le 8 mai 1902, la fière et orgueilleuse cité de pierres avait disparu, livrée à la curée.
On vient « zayer », on pille. Puis la ville est de nouveau martyrisée par la loi du 10 février 1910 qui raye la ville de Saint-Pierre des cartes des communes de France, autorisant la commune du Carbet à vendre les biens et empocher les bénéfices. On vend l'école du fort, la Bourse du Commerce, l'ancienne geôle de Saint-Pierre, on confie, par bail emphytéotique pour 99 ans, le marché du Fort à une société. On vend des ruelles, on vend même une partie de la canalisation de la source Morestin. On vend tout ce qui peut être vendu. Face à tant de ruine, certains ont attribué ce désastre à la colère divine car les Pierrotins, tels Sodome et Gomorrhe, s'adonnaient à la luxure, surtout pendant la période de carnaval. Le chef caraïbe,...

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