Coupures : retour progressif à la normale, les conséquences continuent de se faire ressentir
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Coupures : retour progressif à la normale, les conséquences continuent de se faire ressentir

G.T.

Ces coupures surviennent en plein mouvement de grève à EDF

La Guyane continue de subir les conséquences des coupures électriques du début de semaine. La majorité des quartiers touchés ont retrouvé le courant mais l’approvisionnement en eau est toujours impacté. Il faudra attendre « un ou deux jours » pour un retour à la normale dans chaque logement affirme la SGDE (Société guyanaise des eaux). La CACL estime de son côté qu'il faudra attendre jusqu'au 2 mars pour un retour à une pression normale de partout. "Durant cette phase transitoire, des baisses de pression voire des interruptions ponctuelles de l'alimentation peuvent encore etre constatées dans certains secteurs."

Pour rappel, les usines de captage d’eau de la Comté, de Matiti et de Kourou ont subi les coupures et leurs cuves se sont vidées. « Les réservoirs sont en cours de remplissage depuis mercredi. Il faut aussi intervenir sur les poches d’air qui se sont créés », affirme Christophe Dalphrase, directeur des exploitations de la SGDE.

Ces interruptions surviennent alors qu’une grève, menée par UTG-CGT Eclairage est en cours à EDF Guyane. La préfecture dénonce des actes de sabotage. La direction d’EDF suspecte aussi des actes malveillants et a déposé plainte.

Cellule de crise à la préfecture

Comme souvent lors des perturbations élèctriques, des appareils électroménagers de certains citoyens se cassent au moment du retour du courant. La CPME alertait mercredi sur l'impact des coupures sur l'activité économique et sur les entrepreneurs locaux.

L'Association des maires de Guyane a aussi fait part de son "indignation" et estime "prendre en otage ces services essentiels est un procédé innaceptable qui fragilise la cohésion de notre territoire."

Le centre opérationnel zonal (COZ), la cellule de crise de la préfecture, s'est réuni une nouvelle fois ce jeudi matin pour faire un point sur la situation. 

Le mouvement social en cours fait suite à un préavis de grève déposé le 9 février 2026. Les salariés demandent 50 emplois supplémentaires. Ils démentent être à l'origine des coupures. 

D'après la direction, l'arrêt des "manœuvres malveillantes" permet un "retour à la table des négociations." Une séance est prévue ce jeudi après-midi.

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