"Cette mise en cause est inadmissible" : l'UTG Éclairage répond aux accusations de sabotage
La direction et le syndicat poursuivent les négociations ce vendredi
Accusé « d’actes de sabotage » et de « manœuvres malveillantes » par le préfet et la direction d’EDF Guyane, le syndicat UTG Eclairage répond. L’organisation est suspectée d’être à l’origine de coupures électriques sur le réseau qui ont aussi impacté l’approvisionnement en eau sur une large partie du littoral guyanais. Ces suspicions sont alimentées par le fait que le même syndicat mène en ce moment une grève.
Dans une lettre ouverte au préfet le syndicat écrit : « Cette mise en cause même indirecte est inadmissible. Elle jette l’opprobre sur des agents engagés, qui exercent le droit de grève, dans un cadre maîtrisé et responsable. Aucun incident n’est à déclarer sur notre piquet de grève installé à Dégrad-des-Cannes. »
Le secrétaire général du syndicat, Dimitri Nancy, ajoute : « Nous ne tolérons aucune dérive, aucune provocation, aucun acte portant atteinte à la sécurité des personnes ou des installations. L’UTG-CGT Éclairage ne se permettra en aucune façon de mettre la population en difficulté, et encore moins de contribuer à une situation de rupture d’eau potable. »
Le mouvement social fait suite à un préavis de grève déposé le 9 février. Les grévistes dénoncent un manque d’effectifs chiffré à une cinquantaine de postes. « Ce déficit fragilise l’exploitation, l’entretien et la capacité à sécuriser un réseau éprouvé. […] L’insuffisance structurelle des moyens humains et techniques expose le service public à des défaillances récurrentes », affirme encore la lettre au préfet. En plus des recrutements, UTG Eclairage demande un plan d’investissement sur le réseau.
A ce titre, la direction d’EDF Guyane affirmait jeudi « en cinq ans, EDF a investi plus d’un milliard d’euros en Guyane. » Elle cite la construction d’une nouvelle centrale sur le site du Larivot, les travaux de modernisation des centrales thermiques des communes de l’intérieur ou encore la rénovation de la centrale hydroélectrique de Saut-Maripa. « Le montant du budget annuel des investissements sur le réseau électrique guyanais est passé de 25 m € en 2022 à 40 m € en 2025, et dépassera les 50 m € en 2026 », assure EDF.
« Notre syndicat ne cherche pas l’affrontement : il cherche des solutions durables », ajoute Dimitri Nancy.
Pour la direction, l’arrêt des perturbations sur le réseau permet un retour à la table des négociations. Une réunion entre les différentes parties se tient ce vendredi matin.
Côté conséquences, des Guyanais ont eu des dommages sur des appareils électroménagers et près de 45 000 jeunes n'ont pas pu aller à l'école. La pression normale de l’eau n’est pas attendue avant le 2 mars, d’après la CACL.

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