La situation qui s'enlise au Grand Port Maritime inquiète. Mais la situation pourrait évoluer puisque les négociations doivent reprendre ce matin. • SAMIR MATHIEU
Les négociations concernant le blocage du grand port maritime de Guyane vont reprendre ce mardi en fin de matinée. C'est ce qui a été obtenu hier soir après une longue réunion et d'intenses tractations, en préfecture, entre les différents acteurs du dossier. Un enlisement qui commence à peser sur l'économie guyanaise. Le navire de la CMA-CGM, qui doit arriver jeudi, a déja déchargé une partie de la marchandise à Trinidad, et menace de finir le travail à Paramaribo. Conséquence directe : les cadeaux de Noël et autres marchandises pour cette fin d'année vont être en retard d'au moins 10 jours. Les socio-pro et le patronat redoutent "une flambée des prix" et annoncent que l'économie guyanaise "ne peut se permettre de vivre une nouvelle crise" en cette fin d'année 2020. Derrière ce forcing de l'UTG se cache aussi une guerre d'influence entre syndicats. La CFE-CGC majoritaire se déclare "mise sur la touche" par l'UTG minoritaire et dénonce ses "mensonges" . Le point complet sur cette crise, qui semble fragiliser la Guyane en cette période stratégique à la veille des fêtes de fin d'année.
Le Grand Port Maritime de Guyane est entièrement paralysé depuis
vendredi matin. En cause, un conflit social, entamé le lundi
précédent et qui s'enlise. L'UTG GPMG avait appelé à la grève
illimitée concernant plusieurs problématiques sociales qu'elle
mettait en avant, qui entrainent selon l'UTG "des souffrances
au travail" pour les salariés du Grand Port Maritime. L'UTG
GPMG a été soutenue dès le départ par Trop Violans, pointant du
doigt en particulier, la procédure de licenciement concernant une
responsable du pôle RH (Ressources humaines) de la structure
portuaire. Parmi les difficultés mises en avant aussi par l'UTG et
Trop Violans, "la mise à l'écart des travailleurs
guyanais", en opposition à un directeur "venu
d'ailleurs" qui imposerait "sa manière de faire aux
Guyanais". L'UTG demande désormais officiellement le départ de
Philippe Lemoine : "la responsabilité de Philippe Lemoine est
entière et totale dans ce dossier. Il devra en tirer les
conséquences et quitter ses fonctions de directeur". L'UTG
parle de "magouilles" et de "système d'arrangement
colonial". L'UTG affirme que "plusieurs cadres
guyanais ont été ces derniers mois mis de côté" et parle
officiellement de "racisme institutionnel".
Si le conflit a été peu suivi au départ, le refus d'entrer en
négociations de la part du directeur général du grand port,
Philippe Lemoine, a été...
Édition spéciale : Rétro 2025
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