« Ma fille a une force de caractère incroyable ! »
Depuis la découverte de son diabète de type 2 à 22 ans, Mélanie a appris à gérer sa maladie tout en construisant sa vie. Quand sa fille Claire est elle-même diagnostiquée diabétique de type 1 à 17 mois, mère et fille doivent affronter ensemble un quotidien exigeant fait de traitements, de surveillance et d'adaptations. Pourtant, elles montrent que le diabète n'empêche ni les rires, ni le dépassement de soi, ni les rêves.
Le diabète fait partie de la vie de Mélanie depuis une dizaine d'années. À 39 ans, elle se souvient de la découverte de sa maladie : « J'avais 22 ans, j'étais en surpoids, mais j'ai commencé à maigrir rapidement. Mon médecin m'a fait passer des analyses, et le laboratoire m'a appelée en urgence : mon hémoglobine glyquée était trop haute. » Le diagnostic tombe : diabète de type 2. Le choc est immédiat. « On se dit "Pourquoi moi ?"... On m'a expliqué que c'était lié au poids, qu'il fallait revoir mon alimentation, pratiquer du sport et prendre des médicaments. »
L'adaptation à cette nouvelle vie est un apprentissage intense. « Trouver un diabétologue était compliqué. Quand j'ai enfin eu rendez-vous, il m'a conseillé des repas à heures fixes, 70 % de légumes... Au début, c'était un vrai choc pour la routine et le budget. Mais j'ai suivi ses conseils, j'ai perdu une vingtaine de kilos, et avec les comprimés, ça a commencé à aller mieux. »
Une grossesse sous surveillance
Lorsque Mélanie tombe enceinte, sa grossesse est immédiatement considérée comme à risque. En effet, le diabète durant la grossesse peut entraîner plusieurs complications. Pour la mère, il augmente les risques d'hypertension, de prééclampsie ou de difficultés lors de l'accouchement. Pour le bébé, il peut provoquer une croissance excessive, un risque de naissance prématurée, d'hypoglycémie à la naissance, voire des malformations si le diabète n'est pas bien contrôlé.
« Ma glycémie atteignait des sommets dès que j'avalais quelque chose... », se souvient-elle. Les comprimés qu'elle prenait n'étant pas compatibles avec la grossesse, elle a dû passer à l'insuline, avec des hospitalisations pour ajuster le traitement. Avec le temps, gérer le diabète est devenu plus compliqué, et il a fallu provoquer l'accouchement un peu plus...

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