Les Assises guyanaise de l'infectiologie et de médecine tropicale commencent ce mardi
Quatre ans après la première édition, les Assises guyanaises d’infectiologie et de médecine tropicale débutent cet après-midi, sur le campus de Troubiran, à l'université. Elles réuniront plusieurs sommités internationales et françaises, et permettront de découvrir certains résultats inédits
Quatre ans et demi après une première édition organisée peu avant le premier confinement lié à la pandémie de Covid-19, les Assises guyanaises d’infectiologie et médecine tropicale (AgiT) reviennent à Cayenne. Dès cet après-midi, et jusqu’à vendredi midi, ce congrès rassemblera des spécialistes autour de six demi-journées de conférences et débats.
En 2020, la première édition avait été construite « en un temps record, avec le Pr Loïc Epelboin. Depuis, tout le monde avait dans l’idée d’en refaire un. Quand je suis arrivé il y a deux ans, le sujet est rapidement revenu sur la table, mais l’échéance était trop courte pour le relancer en 2023 », relate le Dr Paul Le Turnier, l’une des chevilles ouvrières avec les Pr Epelboin et Félix Djossou.
Pour cette deuxième édition, les organisateurs ont réussi à mobiliser largement, recevant plus de soixante-dix résumés, dont soixante-sept seront présentés sous différentes formes. Un comité scientifique neutre, regroupant des médecins du Centre hospitalier de Cayenne, de l’Institut Pasteur, du CNRS et de l’AP-HP, a supervisé la sélection des interventions.
Le programme est varié et ambitieux. Des chercheurs de renommée internationale feront le déplacement, comme le Dr Alexandre Bleibtreu, spécialiste de la phagothérapie, le Pr Fanny Lanternier, experte en infections fongiques, et le Pr André Cabié, du CHU de Martinique, qui présentera les dernières avancées sur les vaccinations contre les arboviroses. Le paludisme sera également à l'honneur, avec des interventions de chercheurs d’Harvard, tels que Dan Neafsey et Caroline Buckee, ainsi que du Surinamien Stephen Vreden, qui détaillera le programme d’élimination de cette maladie dans son pays.
Les AgiT seront l’occasion de dévoiler des résultats inédits sur des sujets tels que le paludisme (notamment les projets Malakit et Curema), les arboviroses (mercredi matin), la leptospirose (mercredi après-midi) ou encore l’histoplasmose (jeudi après-midi). D’autres thématiques médicales seront abordées, comme la brucellose en Amazonie et le raccourcissement des durées de traitement en infectiologie. L’ensemble de ces interventions témoignent du dynamisme de la recherche en Guyane et dans les régions voisines, mais aussi de l’importance de la coopération internationale en matière de santé publique.
Pour cette édition, les organisateurs ont voulu ouvrir le champ des discussions en y intégrant des perspectives historiques et ethnoscientifiques. Dès demain après-midi, le Pr Philippe Charlier, spécialiste en anthropologie médico-légale, présentera une communication intitulée « Paléo-microbiologie : quelles maladies tropicales ont tué nos grands Hommes ? ». D’autres interventions s’intéresseront à l’histoire de l’infectiologie et à l’héritage médical guyanais, avec notamment l’implication de l'Université de Guyane et de la Collectivité Territoriale de Guyane.
Avec un programme riche et varié, ces Assises guyanaises d’infectiologie et médecine tropicale s’imposent comme un événement scientifique majeur, renforçant le rôle central de la Guyane dans la recherche médicale en milieu tropical.
Informations recueillies sur la Lettre pro de l'ARS
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Amphithéâtre E
Jeudi Amphithéâtre A
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