Fièvre d’Oropouche : le Yen-Yen mis en cause
Si la maladie n’a pas encore été isolée en Guyane, l’Organisation panaméricaine de la santé alerte. Sa progression en Amérique du Sud est inquiétante.
Oropouche est une maladie virale transmise principalement par le Yen-Yen, comme on le nomme en Guyane. Son nom scientifique est Culicoides paraensis. Bien que la fièvre d’Oropouche soit moins connue que d’autres maladies tropicales, telles que la dengue, le chikungunya ou le Zika, sa propagation a augmenté de manière alarmante.
L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a annoncé que plus de 12 000 cas d’infection au virus Oropouche ont déjà été identifiés dans la région en 2025. Le virus, qui est transmis par de petits moustiques et par le Culicoides paraensis (Yen-Yen), provoque des symptômes très similaires à ceux de la dengue.
Au total, 12 786 cas ont été enregistrés dans onze pays. Le Brésil, en particulier, a enregistré un nombre élevé de cas (11 888, dont cinq mortels). À Cuba, 28 cas ont été signalés et un au Guyana. Le Suriname se déclare encore indemne, mais le ministre de la Santé vient de publier un communiqué appelant à la vigilance. Au Brésil, c’est dans l’État du Minas Gerais (Belo Horizonte) que l’épidémie semble avoir fait le plus de malades.
La fièvre d’Oropouche est une maladie causée par un arbovirus. Elle a été isolée pour la première fois au Brésil en 1960, à partir d’un échantillon de sang d’un paresseux capturé lors de la construction de l’autoroute Belém-Brasília. En milieu urbain, les humains sont les principaux hôtes du virus. Les Yen-Yen sont les principaux vecteurs de transmission identifiés.
Les symptômes de la fièvre d’Oropouche
Ils peuvent apparaître 4 à 8 jours après la piqûre de l’insecte infecté. Il s’agit notamment de :
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Forte fièvre d’apparition brutale
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Maux de tête sévères
- Douleurs musculaires et articulaires
- Taches rouges sur la peau (éruption cutanée)
- Vertiges et fatigue extrême
Ils durent entre 5 et 7 jours, mais la faiblesse peut persister pendant des semaines. À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin ni traitement spécifique contre la fièvre d’Oropouche.
Il est conseillé d’adopter des mesures de prévention visant à se protéger des piqûres.
Le diagnostic de la fièvre d’Oropouche est posé par des tests de laboratoire spécifiques.

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