Émoi et colère après la fermeture temporaire de la maternité de Kourou
Durant 24 heures, il a été impossible d'accoucher au sein du Centre hospitalier de Kourou, faute de gynécologues. Les acteurs de la périnatalité, qui n'ont pas été alertés en amont de cette fermeture, tirent la sonnette d'alarme face à une situation qui dure depuis des mois.
Avant-hier, mercredi 19 juin, la direction du Centre hospitalier
de Kourou (CHK) a annoncé, dans un communiqué, l'impossibilité
temporaire d'accoucher au sein de l'établissement, faute de
gynécologues présents. Les patientes sur le point d'accoucher ont
été redirigées vers l'hôpital de Cayenne.
Si l'activité a pu reprendre au CHK dès ce jeudi matin, grâce au
renfort de praticiens du Centre hospitalier de l'Ouest guyanais
(CHOG), les sages-femmes libérales de Kourou et alentours ont tenu
à « tirer la sonnette
d'alarme » : « Nous trouvons étonnante, voire
dangereuse, la manière dont les choses se sont
déroulées », rapporte Damien Robelus, sage-femme libérale
cosignataire d'une lettre ouverte.
De fait, à aucun moment ni les médecins, ni les sages-femmes, ni
les infirmiers en soins généraux n'ont été prévenus de cette
fermeture, ni par l'Agence régionale de Santé, ni par l'hôpital.
« Nous l'avons appris en recevant des messages de
patientes qui accouchaient dans les couloirs de l'hôpital de
Cayenne,...

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