Camille Guédon, Médecins du Monde : « Que la parole soit portée par ceux qui vivent ces réalités »
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Camille Guédon, Médecins du Monde : " Que la parole soit portée par ceux qui vivent ces réalités "

Propos recueillis par Noé BASILE
Camille Guédon coordinatrice de Médecins du monde sur le terrain lors des nombreuses maraudes et missions dans des quartiers défavorisés en Guyane.
Camille Guédon coordinatrice de Médecins du monde sur le terrain lors des nombreuses maraudes et missions dans des quartiers défavorisés en Guyane. • MÉDECINS DU MONDE

Ateliers, théâtre et ciné-débat étaient au programme des Universités Populaires de Médecins du Monde, qui se sont tenues vendredi et samedi derniers.

Pourquoi avoir organisé ces Universités Populaires ?

Les trois grands mots qui définissent Médecins du Monde sont : soigner, témoigner, plaider. Or, on s'est rendu compte que ceux qui plaidaient étaient surtout des coordinateurs blancs qui n'avaient jamais connu la pauvreté ni un parcours de migration. On avait vraiment envie que, dans une démarche d'éducation populaire, la parole soit portée par les personnes directement concernées.

 

Comment les travaux ont-ils été organisés ?

Nous avons mené, de décembre à avril, tout un diagnostic communautaire avec plus de soixante enquêtes et des entretiens avec des personnes concernées.

En avril, nous avons tenu la réunion de lancement devant une cinquantaine de participants et nous avons choisi quatre thématiques : Santé et théâtre, Santé et alimentation, Santé et droits, Santé et femmes.

 

 

 

À partir de ce moment-là, chaque groupe a travaillé sur sa thématique, d'abord pour identifier les entraves rencontrées dans ces domaines. Nous avons demandé aux participants quelles personnes ils souhaitaient rencontrer, quels lieux ils voulaient visiter… Chaque groupe a construit et suivi son propre parcours.

 

Comment s'est déroulée la restitution de ces travaux ?

Vendredi et samedi, des ateliers et des forums ont été organisés à la Maison des arts martiaux Lucie-Decosse, à Matoury. Une représentation théâtrale a également eu lieu vendredi soir à l'espace culturel Ho-Ten-You de Rémire-Montjoly. Enfin, samedi soir, les groupes ont présenté l'ensemble de leurs travaux et leurs recommandations.

L'idée était d'arriver devant les responsables des politiques publiques avec des propositions concrètes et réalistes. Par exemple, la mise en place d'un véritable dispositif psychologique permettant des séances prises en charge par la Sécurité sociale, comme en France hexagonale.

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