Agressions d'infirmières : les engagements de l'Agence régionale de santé
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SANTE

Agressions d'infirmières : les engagements de l'Agence régionale de santé

Gaëtan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Les infirmiers libéraux réunis devant l'ARS lundi avant d'être recus par la direction.
Les infirmiers libéraux réunis devant l'ARS lundi avant d'être recus par la direction. • AA

Les infirmiers libéraux se sont réunis une nouvelle fois lundi devant l'ARS, où ils ont été reçus.

Les professionnels de la santé se sont à nouveau mobilisés lundi en réponse aux agressions de la semaine passée. Une infirmière a été violée à Mariapsoula tandis qu'une autre a dénoncé un braquage à Matoury.

Après la préfecture vendredi dernier, ils se sont réunis devant l'Agence régionale de santé (ARS), où ils ont été reçus par la direction. 

Lire aussi : Agressions d'infirmières : l'émoi d'une profession en première ligne

Exprimant sa « sidération » face aux actes dénoncés, Laurent Bien, directeur général de l’ARS, apporte « un soutien moral d’abord, un soutien juridique s’il le faut et un soutien financier » pour aider les professionnels de santé.

Soutien et financement

Il s’est exprimé sur quatre mesures :

  • La poursuite du financement du dispositif anti-agression. Ce système d'alerte est utilisé par trente-cinq infirmiers, six sages-femmes et huit médecins libéraux de Cayenne, dans le cadre d’une expérimentation. Leur nombre doit être doublé.

  • Le soutien et le financement d’une campagne de sensibilisation contre les violences faites aux professionnels de santé, sur de nouveaux médias.
  • S’agissant des formations proposées par les forces de l’ordre aux professionnels de santé, Laurent Bien a indiqué que l’ARS aidera à leur financement.
  • Laurent Bien s'exprime aussi sur la création d’un observatoire local des violences faites aux soignants, basé sur le modèle de celui des médecins. « Il faut voir comment cela s’articule. Nous avons besoin de données consolidées sur la situation », explique-t-il sur la Lettre pro de l'ARS du 25 mars. Cet observatoire serait chargé de recenser les agressions, accompagner les victimes et coordonner les actions. 

Samedi dernier, la préfecture s'engageait sur d'autres mesures. Outre le doublement du nombre de boutons anti-agressions, les professionnels de santé pourront s’enregistrer auprès des forces de l'ordre afin d'être considérées comme "personnes à risques" et "priorisées" lors d’un appel au 17.

Lire aussi : Deux infirmières agressées en deux jours, la profession en alerte

La préfecture a par ailleurs annoncé que des "formations self-défense" seraient proposées aux soignants volontaires.

Ces réponses font suite à véritable élan de soutien du secteur de la santé. Des mobilisations ont aussi été organisées à Kourou, Saint-Laurent, Maripasoula et même aux Antilles. 

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