Deux infirmières agressées en deux jours, la profession en alerte
Une infirmière libérale dit avoir été violée à Maripasoula tandis qu'une autre dénonce un braquage à Matoury.
"Y'a un mec qui m'est rentré dedans. Quand je suis sortie de la voiture, il m'a menacée avec une arme à feu pour me voler." Le témoignage audio de cette infirmière a fait le tour des réseaux sociaux guyanais. Les faits sont survenus ce jeudi matin un peu après 5 heures à Balata, Matoury. La victime est allée déposer plainte en gendarmerie, confirment les forces de l'ordre.
Le message vocal se poursuit : "Je n'avais rien, donc il est reparti avec 4 euros... braquée dès le matin, je suis dégoutée."
Selon la compagnie de gendarmerie de Matoury, le port d'arme de l'agresseur n'est pas confirmé, étant donné que la victime a "cru voir une crosse." Un tel mode opératoire, dans lequel un agresseur provoque un accident, serait nouveau pour les gendarmes.
Une infirmière violée à Maripasoula
Cette agression a suscité de vives réactions dans la communauté médicale. On apprend via un communiqué qu'elle fait suite à une autre agression survenue la veille, dans laquelle une autre infirmière a été violée, à Maripasoula.
Dans les deux cas, les faits se seraient produits dans le cadre de missions de soins. Le collectif des référents de sécurité des professionnels de santé appelle ainsi à "une réunion urgente à la préfecture et à la généralisation des boutons anti-agression (déployés depuis le début d'année à Cayenne NDLR) à la zone de gendarmerie."
Enfin pour Awatef Argoubi, référente sécurité URPS infirmiers libéraux : "Il y a eu un trop-plein. Cela fait surgir beaucoup d'angoisse dans la profession. Ça fait remonter du stress et d'autres affaires dans lesquelles il n'y a pas eu de plainte."
Les enquêtes se poursuivent pour identifier et interpeller les agresseurs.

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