1. L'ASSAINISSEMENT, IC'EST QUOI ?
Personne ne s'en étonnera, il est interdit
de rejeter ses eaux usées dans la nature. La directive européenne
qui réglemente l'assainissement exige la collecte des eaux usées,
leur traitement et la gestion des boues d'assainissement. Pour
l'instant, cette compétence est majoritairement gérée par les
communes mais sera transférée d'ici 2026 au niveau intercommunal.
En Guyane, seule la communauté d'agglomération centre littoral
(CACL) gère cette compétence pour ses 6 communes. C'est donc à elle
et aux 16 autres communes du territoire que revient la tâche de
définir le zonage des dispositifs d'assainissement collectif (AC)
ou non collectif (ANC). Par assainissement collectif, on entend que
les collectivités s'engagent à mettre en place un réseau
d'assainissement ainsi qu'une ou plusieurs stations d'épuration.
Les usagers situés en zone ANC doivent eux-mêmes mettre en place un
dispositif. « En toute logique, les zones AC se situent là où il y
a une forte densité de population comme à Cayenne. Saül ou
Saint-Élie, par exemple, ont fait le choix de l'ANC car les
habitations sont trop dispersées » , explique Myriane Inimod, chef
de projet à l'Office de l'eau de Guyane (OEG).
2. UN RÉSEAU COLLECTIF INSATISFAISANT
Vingt-trois stations de traitements des
eaux usées sous maîtrise d'ouvrage communale ou intercommunale
recueillent les eaux usées en Guyane (notre carte). Leur capacité
est estimée en 2017 à 166 740 équivalents-habitants (eH) mais moins
de la moitié des abonnés au réseau d'eau potable sont raccordés à
l'AC. Le prix du service d'assainissement varie fortement en
fonction des communes, du simple au triple en 2016 avec 1,49 euro
pour la CACL et 3,93 euros pour Awala-Yalimapo. Bien que des
investissements soient faits sur le territoire...
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