Sécurité et collation dans les écoles
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Sécurité et collation dans les écoles

A.S.-M.
De gauche à droite : le recteur Philippe Lacombe, la ministre George Pau-Langevin et le préfet Éric Spitz lors de la signature de la convention « Évidence » (HG)
De gauche à droite : le recteur Philippe Lacombe, la ministre George Pau-Langevin et le préfet Éric Spitz lors de la signature de la convention « Évidence » (HG)

Arrivée hier après-midi en Guyane, la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a passé deux heures au rectorat où elle a signé une convention destinée à améliorer le climat scolaire.

« Évidence » , c'est le nom de la convention signée hier au rectorat. Un acronyme qui désigne à lui seul l'objectif du texte : Endiguer les Violences et les Incivilités en Développant les Échanges pour Normaliser le Climat Éducatif. « Évidence » , c'est aussi le mot utilisé par le préfet pour exprimer le besoin criant d'une telle convention qui doit permettre à tous les services concernés de travailler ensemble pour réduire l'insécurité dans et aux abords des établissements. « Tout le monde fait bien son travail, mais nous souffrons d'un défaut de coordination » , expliquait-il.
Avec cette signature, les forces de l'ordre, la justice, l'Éducation nationale, les collectivités devraient donc s'unir pour travailler de concert. D'abord pour renforcer la sécurité avec, par exemple, la nomination d'un référent sécurité par établissement et des dispositifs tels que la vidéosurveillance. Ensuite pour informer et accompagner les victimes. Enfin pour faire de la prévention, notamment par des actions d'aide à la parentalité et de suivi des jeunes en décrochage scolaire. « Ce texte manifeste que la sécurité est une production commune, que l'Éducation nationale n'est pas seule à gérer le problème » , concluait George Pau-Langevin.
LA COLLATION EN SEPTEMBRE
La ministre des Outre-mer a aussi présenté le dispositif de collation qui sera mis en place à la rentrée prochaine. Un dossier qui lui tient à coeur dans la mesure où elle l'avait lancé lors de sa dernière venue en Guyane en février dernier. Elle était alors ministre déléguée à la Réussite éducative. L'objectif est de proposer un repas aux élèves là où il n'y a pas de cantine. Dès septembre, une expérimentation sera menée dans les communes de Saint-Laurent, Mana, Apatou et Saint-Georges. 23 300 élèves bénéficieront alors soit de la restauration scolaire, soit d'une collation, ils n'étaient que 11 500 cette année.
L'objectif finale est que 70% des écoliers de Guyane puissent bénéficier d'un repas en 2016. Ce sont les communes qui auront la responsabilité de trouver les fournisseurs et d'assurer la distribution. Le principe de collation est qu'elle doit être distribuée aux enfants au plus tard à 11 heures. « Ce dispositif est en dehors du droit commun » , a rappelé la ministre. Mais insistant sur les difficultés rencontrées par les communes guyanaises pour proposer une restauration scolaire, elle conclut : « Il vaut mieux que les enfants mangent sous le préau que pas du tout! »
(Henri Griffit)
(Henri Griffit)

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