Que va changer la loi immigration en Guyane ?
Le projet de loi sur l'immigration du ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, Gerald Darmanin, a été voté au Sénat et à l'Assemblée Nationale, après plusieurs jours de crise politique. Alors que la loi doit être examinée par le Conseil constitutionnel, que va concrètement changer ce texte pour les habitants de la Guyane ?
En Guyane, près d'un habitant sur trois est étranger d'après l'Insee (2017). Un Guyanais sur cinq a au moins un parent immigré. La majorité de ceux-ci sont Haïtiens, Surinamais ou Brésiliens. Quelles vont être les conséquences de la loi immigration dans un territoire aussi marqué par la migration ? Qu'est-ce que ce texte va changer pour le quotidien de plus d'un tiers des habitants de la Guyane ?
Droit du sol
La nouvelle loi immigration prévoit de revenir sur les règles du droit du sol, qui garantit la nationalité française à toute personne née sur le territoire depuis 1945, même de parents étrangers. Le nouveau texte met fin à l'automaticité de ce dispositif. Il sera désormais obligatoire d'en faire la demande avant ses 18 ans et il n'est désormais plus possible de demander la nationalité française si on a été condamné pour crime. En Guyane, l'application du droit du sol a été également durcie, elle sera désormais conditionnée au fait qu'un des deux parents puissent justifier de neuf mois de présence sur le territoire, contre trois mois auparavant. Cela signifie par exemple que les personnes nées de parents surinamais à Grand-Santi, Papaïchton ou encore Maripasoula ne pourront plus obtenir automatiquement la nationalité française à leur majorité et devront passer par des démarches administratives.

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